
pentier a remarqué plusieurs de ces couches dans
les phyllades des Pyrénées : quelques - unes lui
ont paru passer au schiste-coticule (pierre à rasoir)
: d’autres, renfermées dans le traumate même,
contenaient des filets d’asbeste : quelquefois
on y voit des cristaux de feldspath , de quartz et
de mica ; ils paraissent contenir les éléments du
granité , et n’être ainsi que de vrais eurites. Un
bloc de ces feldspaths compactes , trouvé dans
un ruisseau, et absolument semblable à celui de
Pissevache, mais entremêlé de calcaire, a présenté
un fait digne de remarque : il contenait des
fragments d'entroques à l’état de spath calcaire ,
tant dans la partie feldspathique que dans la partie
calcaire.
io° L a diabase et les amphibolites ( grünstein).
Les couches ou masses de ces roches sont fort
communes dans les phyllades. Je me borne à citer
celles que j'ai vues en Bretagne ; leur épaisseur
est très-variable ; quelquefois elle n’est que
de quelques pouces, ailleurs elle atteint plusieurs
mètres ; ces couches sont si nombreuses et à si peu
de distance dans quelques localités, que le sol
en paraît presque entièrement formé. Rarement
l’amphibole et le feldspath y sont-ils distincts ;
presque toujours ils sont mêlés, ou du moins le
exacte d’un grand nombre de minéraux , du jade, de la diallage ,
du distbène, dusphène, etc.
feldspath imprégné d’amphibole ou de son principe
colorant ne peut se distinguer. Les amphibolites
intermédiaires abondent encore dans les
Pyrénées, elles y ont été depuis long-tems l’objet
des observations de M. Palassou , qui en avait
désigné la substance sous le nom d ophite.
§ 238. Les phyllades intermédiaires renferment o®*
assez souvent des empreintes végétales , nolam- gamques.
ment aux environs des masses anthraciteuses : ces
empreintes se rapportent à des plantes mono-
cotylédones, et ressemblent d’ordinaire à d’énormes
roseaux : au Hartz , on y a trouve , dit-on ,
des troncs, des feuilles , et même des fruits d’une
sorte de palmier qu’on regarde comme différent
de celui qui se rencontre dans les houillères.
Les vestiges d’animaux sont rares dans les phyllades
, et plus rares encore dans les traumates
intercalés : ce sont, d’après M. Schlottheim, des
madrépores, des trilobites, notamment la trilobites
paradoxus , des ammonites d’une espece particulière
, et des hystérolites que ce savant regarde
comme caractéristiques pour cette formation ,
et qui lui semblent être des noyaux de terebratu-
les ( terchratules vahai'ius et paradoxus ). On y
voit aussi quelques coquilles de turbinites , de
camites striée. M. Brongniart a remarqué une
trilobite particulière et très-bien caractérisée dans
les ardoises d’Angers ; il la désigne sous le nom
à 'ogygie de Guettard.
Mais ce que les phyllades présentent de plus