
2° L’amphibole en cristaux noirs : il est rare
dans les basaltes de l’Auvergne , et assez commun
dans ceux de la Bohême, dans ceux de Lisbonne,
d’après Dolomieu, dans ceux des environs
de Montpellier, d’après M. Marcel de
Serres.
3° L’olivine en grains ou masses dont la grosseur
excède souvent celle du poing : elles sont
presque toujours amorphes , et composées de
pièces grenues distinctes, ce qui a porté M. Haüy
à nommer cette substance péridot granuliforme.
Elle semble appartenir exclusivement au basalte,
et jusqu’ici on peut la regarder comme son vrai
principe caractéristique. Elle est très-sujette à
trefois l’augite sous le nom d’hornblende ( -amphibole 1 ; après que
la différence entre les deux substances a été reconnue, là où
l’ancien nom avait été donné , et où la substance n’a pas été soumise
à un nouvel examen oryctognostique, ce nom est resté. Il en
était ainsi de l’augite renfermé dans les basaltes de la Saxe, à
l’ époque où je fis un mémoire à leur sujet j cependant, avant sa publication,
je soupçonnai l’erreur, et je joignis à l’annonce de ce mémoire
( Jo u rn a l des M in e s , tom. XIV, i8o3) une note dans laquelle
je disais : « Je ne pourrais assurer que tous ces grains noirs
soient de l’amphibole, et je penche meme à croire que beaucoup
d’entre eux sont de l’augite. » Les minéralogistes sont peu-à-peu
revenus de l’erreur ou plutôt de l’habitude : MM. Hausmann et
de Buch, entre autres, ont eu égard à la différence des minéraux,
et ils ont, en quelque sorte, donné l’augite comme caractérisant le
vrai basalte. M. Cordier a insisté sur cet objet, et sur la rareté
de l’amphibole au milieu des basaltes , dans plusieurs de ses écrits j
il regarde, ainsi que nous venons de le dire, le basalte comme étant
un augite compacte.
mie altération qui, après avoir fait passer sa
couleur ordinaire au brun et au rouge, la convertit
en une matière qui se laisse couper au
couteau comme de la cire, et que Saussure avait
nommée lirnbite. L ’olivine, qui est très-commune
dans les basaltes de la Hesse, de la Bohême,
de l’Etna, est très-rare au Vésuve.
4° Des cristaux octaèdres, grains et petites
masses de fer oxidulé : quelquefois les grains diminuent
de grosseur, et forment cette multitude
de points métalliques que l’on voit dans presque
tous les basaltes , lorsqu’on les examine à la
loupe ou à une forte lumière. Au reste , quelquefois
ces grains et points métalliques sont de fer
oxidé.
5° Des lames hexagonales de mica d’un brun
rougeâtre : elles sont fort rares dans les basaltes
proprement dits.
6° Quelques cristaux de feldspath, principalement
dans les masses qui se rapprochent des
phonolites.
7° La leucite : elle semble particulière aux laves
des environs de Rome et de Naples ; elle y est
quelquefois en si grande quantité , notamment
entre Rome et Frascati, que les roches en semblent
presque entièrement composées, et que les
chemins sont comme couverts de cristaux qui s’en
sont détachés.
On voit encore dans les basaltes quelques autres
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