
Gissement.
Décomposition.
ment sans aucun minéral étranger; mais plus souvent
encore elles contiennent des paillettes de
mica , qui leur donnent quelquefois une texture
feuilletée, et qui, en augmentant en quantité, les
font passer au greisen, et meme au schiste - micacé
, ainsi que nous l’avons dit (§ 177 ). Quelques
masses de quartz renferment encore des
grains de feldspath, de tourmaline, etc.
Quant aux substances métalliques, qui sont si
abondantes dans les quartz des filons et des couches
, elles sont rares dans les masses des montagnes
, et je ne connais pas d’exemple d’une exploitation
dans une pareille roche.
§ 219. Nous avons vu les granités , les gneis, les
schistes - micacés et les phyllades , renfermer
des couches de quartz ; mais c’est dans les deux
dernières roches qu’elles se trouvent en quantité
plus considérable ; et presque toutes les grandes
masses de quartz que l’on à observées parai§-
sent être subordonnées aux terrains de schiste-
micacé et de phyllade. C’est, cé me semble, dans
l’époque mitoyenne que le quartz en couches et
en roches prédomine.
§ 220. Ces roches, quoique très-dendillées, sont
encore celles qui résistent le plus à l’action décomposante
et destructive des éléments : telle est
la cause des nombreuses cimes et crêtes de quartz
que l’on voit dans les montagnes ; telle est encore
la cause de cette multitude de galets de ce minéral
que l’on trouve dans les lits des rivières, dans
les terrains de transport, dans les poudingues et
les grès. Ils y dépassent presque toujours ceux
qui proviennent de la destruction des autres roches.
Lorsque le feldspath, l’amphibole , le mica,
etc., cèdent aux effets destructeurs du tems ,
ils se réduisent en terre, et il n’en reste plus de
vestige reconnaissable : le quartz, au contraire ,
ne fait que se briser, se réduire en fragments de
plus en plus petits, et jusque dans ceux du moindre
volume, dans les grains de sable, on le retrouve
avec ses caractères minéralogiques.
§ 221. Le quartz en roche formant des masses Localisée
de montagnes, est assez rare en France ; dans les
schistes-micacés du Maine et de la Bretagne, il y
en a quelques-unes, mais étant de quartz grossier,
écailleux ou à texture grenue, elles ont quelquefois
été prises pour des masses de grès. Le
quartz est plus commun enÂngleterre, et sur-tout
en Ecosse, où il a été l’objet des observations de
M. Macculloch', auquel il a fourni plusieurs mémoires
intéressants : il forme des montagnes coniques
dans l’ile de Jura. M. de Humboldt en a observé
en Amérique une assise qui avait près de trois
mille mètres d’épaisseur ; il la regarde comme une
formation particulière (elle appartient peut-être
aux quartz granuleux des terrains secondaires ).
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