
Localifés.
constitue les nombreuses montagnes porphyriques
de celte contrée. Cependant, d’après les plans
donnes par cet habile ingénieur, la masse de ces
montagnes parait absolument indépendante de la
formation houillère ; elle en traverse verticalement
les couches, et sans aucun égard à leur
stratification (i). 11 me semble , d’après cet état
des choses, qu il n’est pas ici complètement démontré
que le grand terrain de porphyre soit superposé
à la houille.
Quant au porphyre de Saxe, qui est voisin du
terrain houiller de Potschappel, que M. Werner
regardait comme lui étant superposé, et qu’il
donnait comme un exemple de sa troisième formation
de porphyre, je ne sache pas que la superposition
ait jamais été constatée ; et M. de Bonnard
regarde ce terrain comme reposant, en
gissement concave, sur le porphyre.
Nous avons déjà fait mention des couches ou
masses calcaires qui se trouvent souvent dans les
terrains de grès : elles sbnt quelquefois grenues ,
d’autres fois elles prennent la texture oolitique.
Nous ne reviendrons pas non plus sur les couches
apbaniliques et peut-être basaltiques qu’on y rencontre
(§ 263 ).
§ 275. Nous rapporterons à cette première
formation de grès , la grande assise qui couvre 1
(1) Leonhards Taschenbuch Jiir die gesammte mineralogie*
1811, planche I.
une partie des Vosges, du Luxembourg, des
Ardennes , du Palatinat, et qui va se perdre dans
les plaines de Cologne. La masse principale consiste
en un grès à grains de quartz , avec quelques
fragments de feldspath, agglutinés par un ciment
terreux souvent rougeâtre ; elle présen te aussi des
poudingues et même des brèches au contact du
terrain primitif ou intermédiaire ; et ici, comme
en Thuringe, lorsqu’elle se trouve avec le terrain
houiller, elle le recouvre habituellement : elle est
elle-même recouverte par un calcaire à couches
horizontales , qui paraît tenir à celui du Jura.
Werner met encore, dans la première formation
, le grès qui constitue une partie des monts
Ourals en Pvussie , et qui y renferme de riches
mines de cuivre. M. de Humboldt y place encore
le sol de l’immense vallée du fleuve des Amazones
et des grandes plaines de l’Orénoque , et il
remarque à ce sujet que c’est une des formations
les plus étendues du globe.
Nous serons embarrassés d’indiquer celle des
formations observées en Angleterre , qui peut
lui être assimilée. Le plus ancien des grès cités
par M. Smith, sous le nom de pierre rouge et foncée
( recL anddunstone) , et qui paraît être celui que
M. Phillips appelle grès rouge ancien ( old red
sandstone), dans son intéressant Essai sur la géologie
de l’Angleterre, étant sous le calcaire à enclines
du Derbyshire , pourrait bien être une