
Souvent les couches et masses (juarlzeuses pures
augmentent de volume , de manière à former
des montagnes et des terrains de quartz ; ils seront
l'objet d’un article particulier.
3° Non-seulement le grenat se trouve en grains
ou cristaux disséminés dans les montagnes de
schiste-micacé ; mais encore il y forme des couches
particulières : j ’en ai vu une auprès d Ehren-
friedersdorff en Saxe : il y en a dans les montagnes
de la Scandinavie.
4° Les couches calcaires sont très-abondantes
dans le schiste-micacé : je puis même dire qu’il
est leur gîte le plus habituel dans les terrains
primitifs. Les schistes-micacés des Alpes, des
Pyrénées, de la Saxe , de la Montagne-Noire en
Languedoc , etc. , m’en ont présenté un grand
nombre ; il serait superflu d’insis ter sur ces localités
, ainsique sur celles qui sont rapportées par
les auteurs ; le fait est trop général.
Le schiste se mêle très-souvent avec le calcaire :
quelquefois le mélange n’a lieu qu’au contact des
couches ; d autres fois il existe sur des masses considérables.^
les deux substances sont absolument
melées ; les feuillets présentent une matière calcaire
contenant de petits grains de quartz, et ils
sont séparés les uns des au tres par des lames composées
de feuillets de mica. On voit un exemple
d un pareil fait entre Aoste et le Petit-Saint-Bernard,
ala jonction du terrain primitif et du terrain
intermédiaire. Le calcaire se mêle aussi dans le
schiste-micacé, sous forme de petits grains , qui
semblent faire une de ses parlies constituantes.
Très-souvent les couches calcaires renfermées dans
les schistes-micacés, contiennent des paillettes de
mica ou de talc, qui, quoiqu’on très-petite quan-
if te, leur communiquent une texture schisteuse :
nous traiterons de ces divers objets à l’article des
calcaires primitifs. Nous nous bornerons ici à remarquer
que parmi les variétés de calcaire qui se
trouvent dans le schiste-micacé, il en est une qui
doit être remarquée ; c’est celle qui, mêlée de
magnésie et ayant une texture granuleuse , a été
nommé dolomie; elle est sur-tout commune dans
les Alpes du Saint-Gothard et du Splugen. M. de
Buch a vu, dans cette dernière localité, le calcaire
accompagné de gypse (1).
5° Des couches de diabase, d’amphibolite, d’ac-
tinote, de trémolite , etc. — Elles seront regardées
comme exemple de couches accidentelles ; les
calcaires seront comme exemple de couches habituelles,
et celles de talc, deserpentine et de quartz,
comme subordonnées (§ 122).
Il est superflu de faire mention des assises de
granité , de gneis et de phyllade , qui alternent
quelquefois avec celles de schiste - micacé : et
nous parlerons bientôt des nombreuses couches
( î ) Magazin der naturforschender Freunde. 1809.