
Porphyres
secondaires.
Oà 10
§ 274- Qu’il n’y ait ainsi, dans les terrains de
grès, des masses et couches semblables aux porphyres,
nous n’en pouvons guère douter : un trop
grand nombre de descriptions de terrains en
donnent des exemples j c’est ainsi que M. Aikin
nous dit que , dans les houillères du Shropshire,
il a remarqué une couche de porphyre terreux ,
d’environ huit pouces d'épaisseur, d’une couleur
brune, et renfermant des grains de quartz, d’amphibole
et de feldspath. Il y a déjà plusieurs années
qu’on annonça, dans la Thuringe, une alternative
entre le porphyre et les couches de grès
rouge : il s eleva des doutes, le fait examiné
dans tous ses détails , et il fut trouvé exact.
Mais de grands terrains de porphyre sont - ils
dans le meme cas ? sont-ils de formation postérieure
au grès houiller? en un mot, existe-t-il
de grands terrains de porphyre secondaire ? Des
apparences semblent l’indiquer : voici les faits.
En Saxe, en Thuringe , en Silésie , on a des
exploitations considérables de houille au milieu
de contrées de porphyre : en général les couches
houillères y reposent sur ce tte roche g mais aussi
dans quelques points elles semblent en être recouvertes.
Le porphyre du Thüringerwald tient en quelque
sorte au grès rouge : aux points de contact,
les deux roches paraissent mêlées ; on y voit le
porphyre ordinaire passer aune sorte de porphyre
particulier, lequel alterne avec des bancs de poudingue.
Dans la Thuringe, auprès de Wettin, « le
» porphyre, dit M. de Veltheim, directeur-ge-
» néral des mines, forme un membre subordonné
>, du Todtliegendes , et d’après les connaissances
» qu’on a acquises jusqu’à ce moment, il est su-
» perposé par-tout a la formation houillère >v
On fonde cette conclusion sur l’absence des fragments
de porphyre dans les poudinguesdu terrain
houiller, et sur une galerie inclinée, poussée, dans
une longueur de 5o metres , a la limite du porphyre
et du grès : la première de ces deux roches
forme le toit; et on voit, dit le même auteur,
non-seulement sa superposition, mais encore son
passage le plus complet à une argile schisteuse et
sablonneuse. Ailleurs, dans la même contrée , on
a exploité des couches de houille sous une montagne
de porphyre, dite le Schweizerling. — M. l’ingénieur
des mines Schulze, qui a contribué a constater
ces faits, a également fait connaître les rapports
de superposition des terrains houillers et
porphyriques de Schweidnitz. 11 a vu , sur plusieurs
points éloignés les uns des autres, une couche
de porphyre, d’environ soixante mètres de
puissance , former le toit des lit? de houille : et il
la regarde comme un rameau du terrain qui
(i) Freiesleben. Geognoscher B ey tra g zur Jcentnïss d e rk u p je i
schiefergebirges, tom. IV , pag. 257.