
mieux caractérisée et plus régulière que celle
qu’offrent les montagnes du Petit-Saint-Bernard
jusqu’au Pré-Saint-Didier.
reufemds. § 22^- ^es couches de calcaire sont traversées
par les filons des terrains dans lesquels elles se
trouvent; et quelques-unes d’elles, en particulier,
renferment des minerais quelquefois en assez;
grande abondance pour y être l’objet de quelque
exploitation : c’est ainsi qu’en Saxe, auprès de
Schwartzenberg, on extrait du plomb dans une
couche calcaire ; qu’en Silésie, près de Reichen-
stein, on a des exploitations de pyrite arsenicale
et aurifère au milieu d’un calcaire primitif ; qu’en
Suede , la mine de plomb argentifère de Sala est
dans une pareille roche. C’est encore au milieu
d un calcaire grenu et très-vraisemblablement
primitif, que se trouve , dans le pays de Foix, la
couche ou colonne aplatie de fer hydraté, objet
des célébrés exploitations de Rancié. A Planaval,
dans le pays d’Aoste , un grand banc de pareil
calcaire, renfermé dans un schiste-micacé, et
ayant six à dix mètres de puissance , contient des
veines et des massifs de fer oxidulé.
Eîeadue. § 227. Il y a peu de terrains primitifs d’une
étendue considérable, dans lesquels on ne rencontre
des couches ou meme des masses de montagnes
de calcaire. Il se trouve sous cette dernière
forme dans la Dalmatie , dans la Grèce, dans l’Archipel
, d’ou on tire le célèbre marbre de Paros.
Ces montagnes renferment quelquefois des grottes
, telle est celle d’Antiparos. J ’en ai vu deux
assez spacieuses dans le banc de calcaire grenu
qui termine la montagne Noire, en Languedoc,
banc dont nous venons de parler (§ 225).
Il serait superflu d’entrer dans 1 énumération
des lieux où se trouve le calcaire, et je me bornerai
à quelques observations sur celui des Pyrénées.
La Peyrouse ayant observé les différents
calcaires qui se trouvent dans cette chaîne, et
ayant pris en considération les circonstances de
leur association avec les roches voisines, vit qu il
y en avait d’antérieurs à l’existence des etres organisés
, et même à celle de certains granités ; et
il est peut-être le premier de nos auteurs qui ait
explicitement reconnu un calcaire primitif (i).
Outre celui qui est en couches dans le granité
et dans les schistes-micacés, les Pyrénées en présentent
une masse assez considérable pour etre
regardée comme une assise particulière de leur
édifice : M. de Charpentier la présente comme une
bande d’environ vingt-cinq lieues de long sur une
de large, dirigée parallèlement à la chaîne, et reposant
immédiatement sur le granité ; elle est vers
le milieu du versant septentrional.
Ce minéralogiste admet trois assises principales , ou trois
terrains (primitifs ) dans la constitution des Pyrénées : i le
(i) Traité sur les mines et les forges du comté de Foix.