
Résultats
principaux
de l’obser-
vatiou.
ont meme produit des formations purement spéciales.
§ 254. Exposons les résultats les plus généraux
de nos observations. Les terrains secondaires, qui
ont été le plus étudiés, sont ceux du centre de
1 Allemagne, de l’Angleterre et du nord de la
France.
Dans la partie centrale de l’Allemagne, dans la
Thuringe, le Mansfeld , etc. , un grand nombre
d exploitations de houille, de cuivre et de sel ont
mis à même de reconnaître lé sol de ces contrées.
Déjà, vers le milieu du dernier siècle, Lehmann
avait publié une descrip tion de ces couches : les
minéralogistes de diverses opinions, MM. Werner,
Voigt, Heim, Hoff, Freiesleben, etc., ont revu et
discuté leur ordre de superposition ; et cette partie
de 1 Europe, peut-être la mieux connue , fournit
aujourd’hui le type auquel les géologisles cherchent
à rapporter les diverses forma tions de même
époque qu’ils observent en d’autres pays. Nous
ferons connaître , par la suite, avec quelque détail
ces terrains, termes de comparaison, e t nous
nous bornerons à dire ici qu’ils présentent quatre
grandes assises ou formations ; la première, celle
qui repose immédiatement sur le terrain primitif
ou intermédiaire , est principalement composée
de grès, et porte le nom d agrès rouge; nous l’appellerons
grès houiller, le terrain à houille en faisant
partie : la seconde, qui comprend le plus ancien
des calcaires secondaires , se divise en deux
assises partielles : la troisième est un grès plus
nouveau, appelé grès bigarré ou grès avec argile;
et la dernière est un calcaire renfermant beaucoup
de coquilles, et nommé , en conséquence,
calcaire coquillier. M. de Humboldt, mu par 1 analogie
que l’assise inférieure de la seconde formation
a avec la roche faisant la majeure partie
de la bande calcaire qui borde les Alpes au nord,
lui a donné le nom de calcaire alpin ; par une raison
analogue, il a nommé calcaire du Ju ra l’assise
supérieure : ces dénominations,introduites depuis
plus de vingt ans , sont aujourd’hui généralement
adoptées.
Ce que les minéralogistes les plus distingués
ont fait dans une petite partie de l’Allemagne ,
e n un demi-siècle , un seul homme (M. William
Smith, ingénieur des mines) l’a entrepris et effectué
pour toute l’Angleterre ; et son travail,
aussi beau par son résultat, qu’il est étonnant par
son étendue, a fait conclure que Y Angleterre est
régulièrement divisée en couches, que l ordre de
leur superposition n ’est jam ais interverti; et que
ce sont exactement des fossiles semblables qu’on
trouve dans toutes les parties de la même coiiche et
à de grandes distances. Voici cet ordre tel qu’il est
donné par M. Smith lui-même. Sur le terrain primitif
qui forme la partie occidentale de l’Angleterre
, on a un grès rouge ou brun, qui paraît