
Diverses
sortes de
terrains secondaires.
Les terrains secondaires du nord de la France,
ont été , dans ces dernières années, l ’objet des
études de MM. Cuvier, Brongniart et Omalius
d’IIalloy ; d’après ces savants , on y trouve , au-
dessus du terrain houiller :
i° Un calcaire, que M. Omalius appelle ancien
calcaire horizontal, qui a quelques caractères
du calcaire alpin , et peut-être plus
de rapports encore avec les couches supérieures
du calcaire du Jura |
2° Une argileuse marneuse e tchloritée , contenant
un calcaire dur, jaunâtre, des huîtres
et sur-tout beaucoup de madrépores;
3° La craie ;
4° Le calcaire grossier ou à cérites ;
5° Le gypse, avec ses marnes (formation d’eau
douce);
6° Des marnes marines , sables et grès ;
7° Un terrain calcaire d’eau douce.
Les quatre dernières formations appartiennent
aux terrains tertiaires dont nous traiterons dans
le chapitre suivant.
§ 255. En suivant ici la marche que nous avons
tenue pour les terrains primitifs, nous distinguerons
autant de sortes de terrains que nous aurons
de roches, couvrant des espaces d’une grande
étendue ; d’après cela, nous n’aurons, strictement
parlant, que deux grands terrains, savoir, le
grès et le calcaire.
Le premier se divisera en trois formations principales :
i ° Le grès ancien, ou grès houiller ;
20 Le grès mitoyen , ou grès avec argile ;
3 ° Le grès nouveau , ou grès quarlzeux.
Le calcaire , de son côté, nous présentera les trois formations
suivantes :
i ° Le calcaire ancien , placé entre les deux premiers grès :
■a ) Calcaire alpin ;
b ) Calcaire du Jura ;■
20 Le calcaire coquillier, placé entre les deux derniers grès ;
3° La craie.
Le gypse pourrait être placé à la rigueur dans
les formations que nous venons d’indiquer ; cependant
, comme c’est une substance particulière,
qu’elle nous intéresse spécialement à cause
du sel qu’elle renferme , nous en ferons l’objet
d’un article particulier.
§ 256. Avant d’entrer dans les détails qui concernent
ces diverses formations , jetons un coup-
d’oeil sur les rapports qui lient, les terrains secondaires
à ceux dont nous avons déjà parlé. Considérons
chacune de nos deux grandes parties
constituantes, le grès et le calcaire.
Le grès tient, par une continuité non - interrompue
, à \dLgrauwacke ; c’est la même substance
sous tous les rapports ; seulement celle qui alterne
avec le phyllade est regardée comme étant dans
le terrain intermédiaire. Le grès houiller tient
encore , par enlacement, à d’autres roches qui
s’étendent jusque dans les terrains primitifs :
Rapports
avec les terrains
intermédiaires.