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lanzani). Lorsqu’on arrive au sommet du Vésuve,
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quelque distance , des mousses fleuries, blanches,
jaunes, rougeâtres ; et ces places ont presque toute
la mollesse d’un terrain tourbeux.
Non-seulement les vapeurs décolorent et décomposent,
en peu de jours, la surface des basaltes
lithoïdes les plus durs, mais encore elles affectent
les laves vitreuses. Spallanzani a observé , sur le
cratère de Volcano, des verres volcaniques convertis
, par les vapeurs, en masses cinéreuses,
tendres et opaques, renfermant un noyau encore
vitreux. Les pierres ponces y étaient également
décomposées, et quelquefois le simple attouchement
faisait tomber en poussière celles qui
paraissaient avoir conserve leur tissu.
Reproduc- § 388. Ces décompositions sont souvent suivies
lions dues de reproductions. Les vapeurs acides, dans leur
trajet au milieu des laves , s emparent de divers
principes susceptibles de se combiner avec elles,
et vont, un peu plus loin, produire des substances
salines sur la surface des pierres où elles s’attachent.
Telle est l’origine des sulfates d’alumine,
de chaux, de magnésie, de soude et de fer,
des muriates d’ammoniaque et de soude , des carbonates
de soude, etc., que l’on trouve soit seuls,
soit réunis , et en quantité plus ou moins considérable,
sur les parois intérieures des cra tères des
volcans , ainsi que sur quelques courants de lave,
ou dans les fentes qu’ils présentent. C’est encore
aux substances dont les vapeurs volcaniques sont
chargées, que nous devons le soufre, le sulfure
de fer, le fer spéculaire, et peut-être quelques-
unes des concrétions siliceuses que présentent
les terrains volcaniques.
Au Vésuve , où les vapeurs muriatiques dominent
, les muriates s’y trouvent en abondance : le
muriate de soude (sel commun) y est en assez
grande quantité sur certains points , d’après
M. Ménard de la Groye, pour que les paysans du
pays aillent en prendre des charges destinées à
leurs usages domestiques : à son défaut, ils y prennent
quelquefois du muriate d’ammoniaque. Des
courants de lave, tant sur le Vésuve que sur l’Etna,
présentent, immédiatement après leur refroidissement
, tant à leur surface que sur les parois de
leurs fentes, des enduits blanchâtres de ce dernier
sel.
A ucun des volcans connus n’offre des faits plus intéressants,
sous le rapport des productions opérées par les vapeurs ,
que le volcan presque éteint de la Solfalarci, situé au milieu
des Champs-Phlégréens du royaume de Naples , à un quart de
lieue deP ou zzole : il tire son'nom du soufre qui s’y produit.
Ses éruptions ont cessé depuis un tems immémorial ; son
cratère cependant, tel qu’il existe aujourd’h u i, a environ
2200 mètres de circuit; l’intérieur présente comme une plaine,
dont la partie occidentale est couverte de terre végétale et de
châtaigneraies, tandis que la partie orientale n’est formée que
d’une terre blanche , produit de la décomposition des laves at-
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