
Métaux
contenus.
2 l 4 t e r r a in s in t e r m é d i a i r e s .
remarquable , sous le rapport des indices d’êtres
organiques , sont les empreintes de poisson que
l’on à remarquées dans le phyllade du Plalten-
berg , à deux lieues au sud-est de Glaris en Suisse:
elles consistent en des squelettes plus ou moins
complets , et placés dans le sens des feuillets de
la pierre. M. de Blainville qui s’est occupé de leur
détermination, en a reconnu huit espèces, toutes
marines , et dont une se rapporte au genre hareng
(i) : elles sont accompagnées, dans cette
localité, de vestiges de tortues ; fait bien extraordinaire
dans une roche intermédiaire ; à
la vérité , elle est à l’extrémité des formations
de cette époque : M. de Buch l’a regardée pendant
long-tems comme appartenant aux terrains
secondaires ; M. Ebel la considère comme
telle , et M. Escher la met dans le calcaire des
hautes montagnes qu’il place entre les terrains
intermédiaires et les terrains secondaires. M. Ebel
fait encore mention de serpents trouvés dans le
Plattenberg ; il s’agit vraisemblablement des prétendues
anguilles de Glaris, que M. de Blainville
a montré n’ètre que des poissons (2).
§ 23g. Les pbyllades intermédiaires sont très-
riches en métaux. C’est au milieu d’eux, et notam- (*)
(*) Dictionnaire d'histoire naturelle , art. poissons fo s s il e s .
(a) Etranger à la zoologie, c’ est sur la foi des auteurs et avec
les noms qu’ils ont employés que je citerai les fossiles dans cet
ouvrage: je n’entrerai dans aucun détail de nomenclature.
ment d’un traumate schisteux à très-petits grains,
que sont les célèbres mines du Hartz, qui livrent
annuellement soixante mille quintaux de plomb ,
etune quantité considérable d’argent. Une grande
partie des mines de la Hesse , du pays de Nassau ,
des Ardennes, etc. , sont dans un terrain semblable.
11 en est de même , dit-on, des mines d’or
de Yorespotack en Transilvanie. C’est encore dans
un pareil terrain que sont les mines de plomb argentifère
de la Bretagne , notamment celles de
Poullaouen et d’Huelgoat.
Je m’arrête un instant sur ce dernier gissement. J ’ ai décrit,
il y a plus de dix ans , la contrée où sont ces mines (i) ; elle
est composée de phyllade , de quelques bancs de traumate, de
plusieurs couches de grünstein et de quartz. J ’étais loin de
la regarder comme étant de formation secondaire : j’avais bien
signalé quelques analogies avec les ardoises à empreintes végétales
d’Angers ; j’avais bien vu une couche de grès à gros
grains, ou un poudingue composé de petits galets de quartz bien
arrondis , agglutinés par un ciment siliceux ; et j’avais engagé
les géognostes à porter leur attention sur un fait si extraordinaire,
que je n’avais pas eu le tems de constater dans tous ses
détails: mais, d’un autre côté, ce terrain me paraissait tellement
se lier avec le schiste-micacé et le granité qui constituent les
montagnes voisines , que je n’élevai aucun doute sur 1 époque
de sa formation. Depuis on a revu des bancs de traumate évidemment
intercalés dans le phyllade, et dans ce traumate on a
trouvé des térébratules, et cela même dans un des puits de la
mine d’Huelgoat. Le filon qu’on y exploite traverse seulement (l)
(l) Journal des Mines , tom. X X .