
sc former dans les craies (§ 119 ) , tantôt en
grosses veines poussant des ramifications de tous
côtés, tantôt en minees cloisons traversant, en
tous sens, la masse calcaire, et y formant un tout
réticulé ( opus réticulum ) : une partie est même
restée comme fondue dans le calcaire , elle en a
altéré le tissu ordinaire , et a rendu la roche plus
dure et plus compacte. Dans les grosses masses
et veines, la séparation et la cristallisation des
éléments ayant pu se faire, on a eu de vrais granités
, composés de feldspath rouge , de quartz ,
de mica et d’amphibole : dans les petites veines,
il n’y a guère que du feldspath avec des grains
de quartz : enfin, dans les minces cloisons , les
éléments ne s’étant point séparés, on n a eu
qu’une matière compacte, ou un eurite rougeâtre.
Telle est l’explication , aussi simple que naturelle*
de tous les faits intéressants et curieux que
M. Mac-culloch a consignés dans sa description
de la vallée de Tilt, et q u ’i l a représentés dans
plusieurs belles planches (1). Au reste , je sais
parfaitement que cette explication ne s’applique
pas aux veines qui s’élèveraient dans des schistes
superposés, tels que nous le représente Hulton :
mais je n’explique point des faits qui n ont aucun
rapport avec ceux que j’ai vus , que je ne connais
(1) On the geology ofGleen-Tilt. Tmns. o f the geol. society,
pas avec assez de détails, et sur l’existence desquels
on a même élevé des doutes.
§ 157. Les granités anciens paraissent assez
homogènes , et ils contiennent peu de couches
et de masses étrangères. Elles sont en plus grand
nombre dans les granités nouveaux ; mais encore
n'y sont-elles pas bien fréquentes. Les terrains
granitiques sont en général assez simples , les
circonstances qui ont présidé à leur formation ,
semblent en avoir éloigné les corps hétérogènes.
Parmi les couches qu’on y a trouvées, on en cite :
De quartz : il y en a de telles en Suisse, et elles
présentent dans leurs cavités de beaux groupes
de cristaux de roche. En Saxe, à Zinnwalde,
l ’étain est exploité dans une couche quartzeuse
au milieu du granité.
De feldspath ou d’eurile.
De calcaire : M. de Charpentier en a observé
plusieurs dans les Pyrénées, il en a distingué une
entre autres , qu’il a suivie sur une longueur de
quatre lieues, et qui a jusqu’à trente mètres
d’épaisseur : elle consiste en un calcaire jaunâtre,
très-cristallin (1).
Nous ne parlerons pas des couches de gneis ,
(1) Mémoire sur la terrain granitique des Pyrénées. C’est un
de s mémoires de géognosie les mieux faits que je connaisse : la marche
qu’on y a suivie, est très-propre à faire ressortir tout ce qu’une
contrée ou un terrain présente d’intéressant et de particulier ;
elle peut être donnée comme un modèle à suivre.
Couches hétérogènes
contenues.