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CHAPITRE H.
DES TERRAINS INTERMEDIAIRES.
Notice § 231. Dès que les minéralogistes portèrent
historique. ieur attention sur les montagnes et sur les terrains
, ils durent être frappés d’une différence
marquée dans la nature et dans la disposition de
leurs masses. Les uns, composés de roches dures
, cristallines , en couches inclinées , renfermant
beaucoup de filons métalliques , furent
nommés terrains à fion s ( ganggebirge ) ; les autres,
d’un aspect entièrement différent, contenant
beaucoup de débris d’animaux et de végétaux ,
formés par des couches déposées les unes sur les
autres comme des sédiments, et dont quelques-^
unes étaient un objet d’exploitation , furent les
terrains à couches proprement dits (floetzgebirge).
Ce sont les mineurs qui ont fait presque toutes
pos premières divisions géognostiques, comme ils
ont fait une partie d,e nos premiers noms minéralogiques.
Les terrains de la première classe , servant
de base aux autres, et étant par conséquent plus
anciens, furent aussi nommés terrains antiques ou
primitifs (urgebirge) ; et par opposition, les autres
furent les terrains secondaires ; l’existence
des êtres organisés dans leur masse était le caractère
de postériorité. Telles sont les grandes
divisions géognostiques qui existèrent jusque vers
la fin du dernier siècle.
A cette époque , vers 1780, les minéralogistes
du Hartz , au milieu de leurs riches montagnes ,
terrains à filons par excellence , remarquèrent
une grande quantité de brèches et de grès ,
qui, étant formés évidemment des débris de roches
préexistantes , déposaient contre l’antiquité
qu’on leur avait attribuée ; ils y trouvèrent desempreintes
végétales , et même quelques débris de
zoophytes-, et quelques coquilles , et leurs montagnes
devinrent ainsi, par le fait, des terrains
secondaires.
Cependant Werner, prenant en considération
leur grande analogie de composition et de structure
avec les autres terrains primitifs , crut qu’il
était plus convenable d’en former une classe intermédiaire
entre les deux terrains, et il donna
auxmontagnes de celle classe le nom de übergangs-
gebirge, c’est-à-dire terrains de passage ou de
transition; et, effectivement, ils font le passage
des sols primitifs aux sols secondaires proprement
dits. Quoique le nom de terrain de transition, introduit
par M. Brochant, soit assez généralement
adopté, je conserverai celui de teirains deformation
intermédiaire, ou simplement de terrains intermédiaires
, que j’ai toujours employé : il me
paraît plus adopté au génie de notre langue , et
sa signification d’ailleurs est très-exacte.
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