
core qu’il se produit quelquefois , près l’embouchure des fleuves
, par accumulation des sables et des transports, des barres ,
qui pourraient séparer de la mer , et pour un tems , des portions
des golfes qui sont à ces embouchures , et qui se convertiraient
peu—à—peu en lacs d eau douce. Au reste , il fait
observer que ces formations , dont 1 explication présente des
difficultés insurmontables , sont antérieures à la révolution qui
a donné aux continents leur forme actuelle ; et qu elles ont tant
de rapports entre elles, qu’il est difficile de ne pas les regarder
comme l’effet de quelque cause générale , effet qui aurait été
d’ailleurs singulièrement modifie par les circonstances locales
(i).
autres g 324- Parmi les terrains tertiaires, produits
E R R A IN S . t . _ , . . 1 de formations locales, nous citerons encore les
suivants :
Le terrain qui couvre le pied occidental du
Mont-Ventoux, en Provence, et qui s’étend jusqu’à
la plaine de la Crau. D’après les observations
de M. Beudant, il est essentiellement semblable
à celui de Paris. Comme lu i, il consiste en une
assise inférieure de calcaire marin contenant des
coquilles brisées ; au-dessus, l’on a un calcaire
siliceux compacte, renfermant des coquilles flu-
viatiles (cycloststoma mumia ) ; ensuite viennent
les couches de gypse , qui sont souvent fort épaisses
et entremêlées de marnes; enfin, l’assise supérieure
consiste en un calcaire contenant des lym-
nées, des planorbes , elc. 1
(1) Webster. On tlie strata I f in g overthe chalk, dans les Tran -
sactions o f the geologiccil society3 tom. II.
C’est dans ce terrain que sont ouvertes les plâ-
trières d’Aix, au milieu desquelles on a trouvé,
dans une couche marneuse , une grande quantité
d’empreintes de poissons, dont les uns paraissent
d’eau douce et les autres sont marins : M. de Blain-
ville y a reconnu des perches ( perça minuta ), le
mugil cephalus qui se trouve dans la Méditerranée
; on cite encore des loups, des dorades, etc. :
Saussure y a observé des empreintes de feuilles
qu’il croit être de palmier ; e t , dans ces derniers
tems, 011 y a trouvé des ossements fossiles qui
ont encore beaucoup de rapports avec ceux des
plâtrières de Paris.
Le terrain d’Oeningen, sur les bords du lac de
Constance, est encore connu depuis long-tems, en
géologie, par les divers fossiles qu’on y a trouvés.
Dans le bas , on a un grès qui contient des veines
charbonneuses, et quelques coquilles qu’on croit
d’eau douce. Au-dessus se trouve un calcaire marneux
fétide, généralement feuilleté, d’un blanc
jaunâtre, se divisant en dalles ; le bitume dont il
est imprégné est quelquefois assez abondant pour
lui donner une couleur brune et le rendre combustible.
A deux cents mètres au-dessus du lac,
on a des carrières dans lesquelles on trouve entre
les feuillets de la pierre , i° une grande quantité
d’empreintes végétales, dont quelques-unes sont
converties en charbon minéral, cl qui appartiennent
vraisemblablement à des plantes aquatiques: