
ces', il arrivera que le calcaire dune certaine
epoque ou formation , qui est séparé de celui qui
le précédé, dans 1 ordre des teins, par une couche
de gypse dans une contrée , le sera par une
couche de marne dans une autre , et que dans un
troisième lieu , on ne verra aucune séparation.
Les coquilles que les calcaires renferment serviront
quelquefois à suppléer le manque ou le
changement des lits intermediaires ; mais ce
moyen de distinction ne sera pas absolu; car il est
très-possible , et meme il est vraisemblable , que
le calcaire qui s’est déposé à une certaine époque
vers le pôle, a enveloppé des coquilles diffé-
1 entes de celles qu entourait le depot qui se faisait
dans le même tems sous l'équateur. Observons
encore que l’influence des localités est d'autant
plus sensible qu’on se rapproche des époques
modernes, et nous verrons combien il est difficile
de conclure avec précision l’identité de deux formations
calcaires un peu éloignées. Cependant,
les observations faites jusqu ici nous permeltent
de distinguer dans la partie occidentale de 1 Europe
, trois formations principales présentant
des caractères particuliers.
SECTION I re .
Première formation.
La première formation de calcaire a été divisée,
depuis quelques années, en deux parties, le c a l
caire alpin et le calcaire du Jura , séparées souvent
l’une de l’autre par une assise de gypse : on
rapportait à la première la masse calcaire qui
est en Thuringe , au-dessus du grès rouge , et notamment
ses assises inférieures ; mais , dans ces
derniers tems , quelques géognosles , ainsi que
nous l’avons dit, ont été portés à réunir le calcaire
alpin au calcaire intermédiaire ; d’autres
n’ont plus vu de différence entre le calcaire alpin
et celui du Jura ; d’autres enfin ont cru qu’il
convenait de distinguer, dans les montagnes du
Jura même , deux formations différentes , tant
dans la nature des couches que dans celles des
fossiles contenus.
Les données manquent pour résoudre ici le
problème de la classification. 11 faut d’abord s’occuper
de leur recherche , et nous allons faire
connaître celles que l’on a recueillies. Nous donnerons
une description succincte de la formation
de la Thuringe qui est la mieux connue, et nous
esquisserons ensuite les principaux traits de celles
qu’on lui rapporte, tels que le calcaire des Alpes, le
calcaire magnésien et le lias des Anglais; ce serait
la partie ou assise inférieure de l’ancienne division
: le calcaire du Jura , dont nous parlerons
ensuite, représenterait Vassise supérieure.
Au milieu de l’Allemagne, dans le Mansfeldt ,
dans la Thuringe, et dans une partie du Hartz, de
la Hesse et de la Franconie, on a, immédiatement
2. 22
FORMATION
DE LA
THÜRIKGfi.