
stein ). Il regarde encore comme de même formation
le calcaire qui contient, dans le Mexique,
les fameuses mines de Tasco et de Tehuilotepec.
section IL
Seconde formation calcaire.
Muschelkalk (calcaire coquillier) de Werner.
Calcaire horizontal de M. Omaliu*.
§ 2g5. Au-dessus du grès bigarré qui recou-.
\re , en Thuringe , la première formation calcaire
, se trouve une seconde formation que
Werner nomme foetzmuschelkalk ( calcaire secondaire
coquillier ), à cause de la très-grande
quantité de coquilles fossiles qu’elle renferme :
c est principalement par ces coquilles qu’elle se
distingue de la première formation ; elle en diffère
encore par l ’absence presque totale du principe
fetide , et par plus d’homogénéité dans la
composition.
Le calcaire qui la constitue est en général d’un
blanc grisâtre ou jaunâtre, d’une cassure compacte,
le plus souven t un peu ecailleuse et mate :
quelquefois cependant, sur d’assez grands espaces
, elle est grenue et prend par parties l’aspect
cristallin ; ailleurs cet aspect devient terreux , et
la roche montre une texture schisteuse. Il est très-
distinctement stratifié , et ses couches sont habituellement
horizontales , de la le nom de calcaire.
horizontal qui lui a été donné par M. Omalius
et qui équivaut à Floetzkaïkstein ( § 286 ).
Je remarquerai, au sujet de cette dénomination, qu’en
général les montagnes de nouvelle formation se présentent
en couches horizontales, et cela d’une manière d’autant
plus marquée, qu’elles sont'plus nouvelles ( § n 3 ). Saussure
avait ce fait en vue lorsqu’il disait : « Les montagnes secondaires
» sont d’autant plus irrégulières, qu’ elles s’approchent davan-
» tage des montagnes primitives.» M. Omalius s’exprimed une
manière plus positive: « Dans un meme bassin, dit-il, les
» terrains en couches inclinées sont toujours plus anciens que
» ceux en couches horizontales ; » et, partant de ce principe ,
il a pris l’horizontalité comme caractère distinctif de quelques
terrains. M. Buchland en a agi de même ; il a divisé les terrains
secondaires en deux ordres : le premier, en couches horizontales
va jusqu’au terrain houiller exclusivement, et le second
depuis ce terrain jusqu’aux formations intermediaires. Deux
raisons semblent appuyer ce principe : i° Les derniers terrains,
étant principalement composés de sédiments, doivent, en général
, avoir été déposés en couches horizontales ; tandis que les
autres, formés de précipités chimiques , peuvent avoir été déposés
en couches très-inclinées. 20 Ceux-ci étant plus anciens,
ont été plus long-tems exposés aux causes qui peuvent avoir
relevé les couches, et doivent ainsi présenter plus de relèvements
ou d’affaissements. Mais ces dernières causes ont aussi
agi sur des masses très-peu anciennes ; c est ainsi qu à 1 île de
W igh t, on trouve non-seulement des couches de craie, mais
encore des couches de sable et d’argile des dernieres formations,
dans une position verticale. Par conséquent, le principe de
M. Omalius n’est vrai qu’ en général.
Les silex et produits siliceux sont abondants dans
çette formation ; le plus souvent ce sont des silex