
Différence
avec les filons.
ferent essentiellement des filons, lesquels coupent
1a sti atification , au lieu de lui être parallèles.
§ 096. Les couches métallifères ont été autrefois,
et sont encore souvent confondues avec les
filons, dont elles diffèrent, non-seulement par le
caractère essentiellement distinctif que nous venons
d’assigner, mais encore par diverses circonstances,
au nombre desquelles nous citerons les
suivantes: i° elles ne sont pas, comme un très-
grand nombre de filons , divisées, dans le sens de
1 épaisseur, en deux moitiés symétriquement
composées de diverses substances ; 20 leur masse
est en général homogène , et ne présente pas
celte variété de minéraux différents qu’on voit
dans la plupart des filons , et qui fournit à Wer-
ner un caractère empirique pour reconnaître à
laquelle de ces sortes de gîtes appartient une masse
donnée ; 3° celle des couches est habituellement
compacte, et n’offre pas aussifréquemment cos fentes
ouvertes, ces druses qui se rencontrent presqu’à
chaque pas dans les filons, et qui sont tapissées de
cristallisations; 4° rarement les couches sont-elles
accompagnées de lisières d’argile ou de limon.
L’allure des couches est en général plus régulière
que celle des filons,, c’est-à-dire qu’elles
présentent moins de variations en direction , inclinaison
et puissance , ainsi que moins de ramifications
et de dérangements
Leur inclinaison est en général moins consi-
COUCHES. 6 1 7
dérable ; il est rare que celle des filons soit au-dessous
de 450 ; et celle des couches est le plus souvent
dans ce cas. Au reste , assez fréquemment,
on en trouve qui ont une forte inclinaison et qui
sont même verticales.
Leur parallélisme à la stratification fait qu’elles
ne présentent point les diverses circonstances
d’intersection , de croisement et de rencontre
qu’on voit si souvent dans les filons. Quelquefois
cependant, les strates qui séparent deux couches,
venant à s’amincir et finalement à disparaître, les
couches se joignent et se confondent en une seule,
laquelle montre ainsi une bifurcation dans une de
ses parties.
§ 397. Les couches présentent de grandes variations
dans leur étendue et le rapport respectif
de leurs dimensions. On ne peut guère dire que
les plus puissantes sont aussi les plus étendues en
longueur et en largeur : cette règle serait sujette
à trop d’exceptions. Nous avons vu la couche mar-
no-bilumineuse cuprifère de laThuringe se porter
peut-être à cent lieues, quoiqu’elle ait à peine un
pied de puissance ( § 287 ).
Des couches très-épaisses sont quelquefois très-
courtes, et finissent par devenir des amas.
En général, les couches sont plus étendues et
plus régulières dans les terrains secondaires que
dans ceux de formation primitive ou intermédiaire.
Étendue
et forme.