
i° A Kosemutz en Silésie, où cette roche renferme‘
des opales, des calcédoines , et de la chry-
soprase ;
2° En Piémont, où le mont Musinet présente
une multitude de veines et rognons de semi-opale
et d’hydrophane. ( Sauss., § i 3o8. )
Parmi lès autres minérayax O ’ qu’on trouv, e en.core
dans les serpentines, nous citerons le mica, 1 amphibole
, le grenat-pyrope, etc.
Couches. Quant à des couches d’autres masses minérales,
je n’en connais point dans la serpentine , en exceptant
toutefois 0le calcaire qui se trouve très-
souvent mélangé avec elle, et l’euphotide qui lui
paraît subordonnée. .
Age et § 2,12. Werner a observé, en Saxe, deux ser-
gissement. pentines d’époque différente.
La première , qui est celle où cette substance
se trouve mêlée avec la pierre calcaire, forme
des couches dans les montagnes de gneis et de
schiste-micacé ; elle est, par conséquent, de même
âge que ces roches. On lui rapporte le verde an-
tico et le verde di Susa, qui ne sont que des mélanges
de serpentine à grain extrêmement fin et
de calcaire blanc.
La seconde formation, dit Werner, .est beaucoup
plus étendue que la première ; elle se trouve
à Zoeblitz, en Saxtf, elle y remplit une espèce de
bassin de deux lieues de long et d’une dd large ;
elle y repose sur le gneis ; mais sa surface de superposition
n’est point parallèle à la stratification
de cette dernière roche , ce qui indique une formation
postérieure. Au reste, Werner ajoute qu’il
n’a pas recueilli un assez grand nombre d’observations
sur cette formation, pour déterminer son
âge relativement aux autres masses qui entrent
dans la composition de VErzgebirge.
La serpentine se trouve principalement dans les
terrains où les principes du talc abondent. Aussi
existe-t-elle en grande quantité dans les Alpes :
j’a'i eu occasion d’y en voir un grand nombre de
masses et de couches ; quelques-unes avaient plus
d’une lieue d’étendue , et plus de deux cents mètres
d’épaisseur : c’étaient des assises dans le terrain
de schiste-talqueux ou micacé, qui constitue
la masse principale des Grandes-Alpes.
Les principes intégrants de ce schiste-talqueux sont le quartz,
le talc et un peu de feldspath. La proportion entre ces substances
éprouve fréquemment des changements aussi brusques que
variés d’une couche à l’autre : quelquefois le feldspath devient
plus abondant que les autres principes, et l’on a des gneis et
même des granités ; ailleurs , ‘c’est le quartz qui domine, et il
en résulte des masses où ce minéral se trouve presque pur ; plus
souvent encore, c’est le talc qui prend le dessus, et il donne
naissance à des couches talqueuses ou chloritiques. Si les diverses
substances qui entrent dans leur composition sont en
parties si petites qu’elles ne puissent plus être distinguées les
unes des autres, ou si leurs divers principes constituants, n’avant
pas obéi à l’action de l’attraction moléculaire qui les sollicitait à
former des minéraux différents , restent confondus les uns
avec les autres, il en résulte une masse compacte qui est la sçr