
Liellement sous celui du gissemenl, car il est superposé
au grès avec argile ( red mari ) : je parle
du calcaire argileux bleuâtre , et généralement
fétide , appelé lias. D’après les données recueillies
et publiées par MM. Smith, Conybeare, Buck-
land , Horner, Phillips et Kidd, cette fonnation
consiste en une alternative de minces couches de
calcaire , et de couches d'argile bitumineuse con-
tenant des parties de ce calcaire. On y trouve
beaucoup d’ammonites, des nautiles, des pecli-
nites, des térébratules etc. ; ainsi que des empreintes
végétales converties en houille. La partie
supérieure présente un calcaire moins foncé ,
quelquefois même d’un gris clair et presque compacte
, ayant très-rarement un pied d’épaisseur ,
se divisant en plaques et servant à la lithographie.
M. de Ilumboldt rapporte encore au calcaire
alpin les montagnes de la presque totalité de la
Nouvelle-Andalousie , dans l’Amérique méridio^
nale. La roche y est d’un gris noirâtre, compacte
ou grenue, contenant des cristaux d’un quartz
très-transparent, ayant un pouce de long, et qui
lui donnent une apparence porphyroïde. Ses couches
sont très-inclinées et contournées : elles sont
entremêlées de couches de marne quelquefois
carburée, de grès et même de fer hydraté.
Remarquons encore , d après les observations
de ce savant, que le calcaire alpin de l ’Amérique
est très-riche en substances métalliques ; les celèbres
exploitations d’argent de Real Catorce, et
plusieurs autres auprès de Zimapan , dans le
Mexique, ainsi que celles de Pasco et de Hual-
gayoc au Pérou, sont dans ce calcaire.
Quant à l’immense assise calcaire qui forme
presque en entier tout le vaste bassin du Mississipi,
dans l’Amérique septentrionale , nous 11’avons
point assez de données même pour la rapprocher
de nos formations. Le calcaire y est, dit-on , généralement
bleu , tantôt clair , tantôt fonce ; il
est en couches horizontales, et contient des silex:
il alterne avec quelques couches de grès , et paraît
reposer sur un grès rouge ; il supporte ,
ajoute-t-on, la grande formation de houille qui
s’étend des rives de l'Ohio jusqu’en Pensylvanie.
§ 293. La pierre que l’on désigne ordinairement CALCAIBE
sous le nom de calcaire du Jura , est d’un gris
clair, compacte , à cassure concoïde et lisse. Elle
forme le noyau du Mont-Jura. Au-dessus , dans
celte chaîne , on trouve des couches d’un tissu
plus lâche , d’un jaune clair , et qui s’étendent
dans les plaines de la Franche-Comté : M. Oma-
lius et plusieurs autres naturalistes , les regardent
comme appartenant à une formation distincte et
postérieure.
Le calcaire du Jura est assez souvent chargé
d’argile, et forme ainsi des couches marneuses
qui alternent avec le calcaire pur. Souvent encore
il prend la texture oolitiqne : c’est ainsi qu’au