
comme y étant subordonnées. Dans le plus grand
nombre , les deux principes intégrants , le feldspath
et l’amphibole, sont rarement distincts : ils
forment une masse compacte verLe dans laquelle
on voit habituellement des points ou grains pyri-
teux. Je reviendrai sur ces couches à l’article des
roches amphiboliques , et je me bornerai seulement
à dire ici que j’en ai vu de fréquents exemples
dans les phyllades de la Saxe.
7 Les couches calcaires se trouvent en grande
quantité dans la plupart des terrains de phyllade.
Piesque toujours elles sont mélangées avec leur
masse, soit au voisinage de la superposition , soit
dans toute leur épaisseur. Lorsque le mélange n’a
lieu qu au voisinage de la superposition, il se fait
souvent d une manière assez remarquable et que
j ai eu occasion de constater en plusieurs endroits :
le phyllade , aux approches de la couche calcaire
commence à se charger de sa substance ; il
s’en charge de plus en plus jusque vers la partie
qu on pourrait regarder comme la ligne de démarcation
entre les deux couches , s'il était possible
d’en tracer une ; au-delà , le phyllade diminue
graduellement, et bientôt on est dans le
calcaire pur. La disposition réciproque des deux
substances est encore digne de remarque : les
deux matières se forment chacune en parties distinctes
; le calcaire prend la forme des petites
masses aplaties qui se disposent à-peu-près sur
un même plan, et qui sont entourées et enveloppées
par le phyllade , lequel est en plus grande
quantité : mais lorsqu’il est en moindre quantité,
il se présente en portions très-aplaties, disposées
sur des lignes parallèles dans la masse calcaire
, laquelle a ainsi un aspect stratifié ; quant
aux feuillets, ils sont si courts, si épais, si diversement
contournés et enchevêtrés, que leur ensemble
n’a que très-imparfaitement la texture
schisteuse. Quelquefois, lorsque le phyllade domine
notablement, il arrive que les feuillets sont
formes de sa propre substance sur les faces, et.
de calcaire dans leur intérieur : Saussure a remarqué
une pareille disposition de ces substances
dans les montagnes des environs de Gènes.
La Bretagne m’a offert un exemple de couches
de feldspath, et les Pyrénées de couches de serpentine
g intercalées dans les phyllades.
§ 18g. Le phyllade est le dernier anneau dans
la suite des formations schisteuses primitives. Il est
meme déjà, au moins a moitié, dans les terrains
intermediaires. Nous le considérerons sous ce
dernier point de vue , dans le chapitre suivant,
et nous verrons ses rapports avec les autres roches
des mêmes terrains : nous avons vu ceux qu’il
avait, d autre part, avec le schiste-micacé, et par
suite avec les autres roches primitives. Mais quoi-
qu a 1 extrémité de la série primitive, il ne s’en
retrouve pas moins en petites masses dans les