
Rapport
avec les autres
terrains.
survenues durant la formation de l’écorce minérale
du globe.
Certainement il y a du vague dans la fixation
des limites entre cette classe et celles qui l’avoisinent
; mais il est inhérent à la nature des choses.
Cependant, je crois encore qu’on définirait assez
exactement les terrains intermédiaires , en disant
qu ils sont composes des mêmes roches que les
terrains primitifs ; mais que ces roches y alternent
a\ec quelques-unes d’elles qui contiennent
des débris d’êtres organiques , et avec un
grès particulier. On pourrait peut-être dire encore
que les terrains intermédiaires sont ceux
qui remontent, en suivant Tordre des iems, depuis
le terrain houillerjusqu 'à la première apparition
des êtres organisés (T).
§ 233. Ce que nous avons déjà dit suffit pour
montrer leur grande analogie avec les terrains
primitifs; ils sont composés , à l’exception du
grès , des mêmes substancès ,‘ ët elles y sont
disposées de la même manière. Ainsi que je l ’ai
dit, ils ne sont que le prolongement des premiers ;
seulementjil y a, dans ce prolongement, des vestiges
d animaux et de végétaux; il y a des poudiiigues et * il
(i) C’est à dessein que je n’ai pas dit, dans celte définition , si
le terrain houiller était compris dans la classe intermédiaire. Les
géologistes hésitent à ce sujet : si l’on prononçait affirmativement,
il n y aurait qu a ajouter le mot inclusivement après l ’expression
terrain houiller.
ê
des grès , et les masses y sont moins cristallines ;
car, d’ailleurs , il y a continuité parfaite , et ils
s’engrènent aux points de contact.
Le rapport est encore bien intime avec les
terrains secondaires ; le grès intermédiaire (grau-
wacke) passe au grès houiller , il y a même continuité
; et les géognostes ne savent plus comment
distinguer certains calcaires intermédiaires
du plus ancien des calcaires secondaires ( alpen-
kalkstein ).
§ 234- D’après ce que nous venons d’exposer,
nous aurons ici à Considérer les mêmes roches
dont nous avons fait mention dans le chapitre
précédent, en y#ajoutantle grès intermédiaire ou
traumate ( grau wacke').
Toutes ces roches ne se trouvent pas ici en égale
quantité, quelques-unes même y paraissent comme
de rares phénomènes. Celle qui y domine, qui
semble presque essentielle, estlephyllade: elle s’y
trouve ou comme partie constituante d’un terrain
, ou au moins comme partie de celui qui sert
de support à un autre. Elle a de plus une affinité
singulière avec le traumate , et elle alterne habituellement
avec un calcaire particulier. INous
commencerons par traiter de ces roches , et puis
nous examinerons ce que chacune des autres présente
de spécial atix terrains intermédiaires.