
ringertz (minerai en anneau) : j’en ai observé uil
semblable dans la mine d’Huelgoat, et la montagne
de Bleyberg nous en a montré un autre. On
dirait que ces fragments, entourés d’une mince
couche de galène, comme par une sorte d’affmité,
ont décidé la précipitation des parties métalliques
à se faire sur leur surface.
Non-seulement on trouve dans les filons des
fragments de la roche adjacente et de leur propre
masse , mais encore on en voit quelquefois, quoique
rarement | qui appartiennent à des roches
étrangères ; on y voit même des galets ou vraies
pierres roulées. J ’ai observé à Altenberg en Saxe,
dans une roche de gneis, des cailloux de quartz
absolument semblables à ceux qu’on trouve sur
les bords des rivières. Werner et tous ceux qui
ont vu beaucoup de filons rapportent des faits
semblables. M. Schreiber a décrit des filons près
des Chalanches en Dauphiné , qui étaient entièrement
remplis de pierres roulées. On en exploite
en Cornouailles, qui ne sont composés que de
gravier. Au reste, ce que rapportent les auteurs
au sujet de ces matières doit être examiné avec
discernement : souvent on a pris pour dès galets
des masses qui, par un effet de leur formation primitive,
avaient acquis une forme arrondie, et nous
avons vu combien cette forme était fréquente
dans le règne minéral (§ 118 ). Elle l’est également
dans les filons ; celui de Iiuelgoat en offre
des exemples : j’y ai vu en quelque sorte les filets
de quartz qui composaient sa masse, se replier sur
eux-mêmes, et former des boules que l’on a confondues
avec des pierres roulées.
On cite encore quelques filons qui contiennent
du bitume , des coquilles et autres débris d’êtres
organisés : ces exemples sont très-rares.
Les différences que les filons présentent dans
leur composition, ont porté Werner à les diviser
en diverses formations. Il regarde comme appartenant
à une même formation tous ceux qui ont
une seule et même origine , tant sous le rapport
de l’époque à laquelle ils ont été formés, que sous
celui des substances qui les composent; quelles
que soient d’ailleurs les contrées dans lesquelles
on les trouve.
b ) Des filons, par rapport à la roche qui les
renferme.
§ 4o6. Nous avons dit que les filons coupaient
presque toujours les strates des roches qui les
renferment, et que les exceptions à cette règle
étaient peu nombreuses. Elles ont lieu lorsque la
fente, devenue filon par le remplissage, s’est faite
dans le sens des couches, ou lorsqu'elle s’est
opérée entre deux terrains de nature différente : à
la première espèce , on rapporterait le fameux
filon de Guanaxuato, que M. de Humboldt. croit
parallèle aux strates du schiste phyllade qui l’en-
Rapport
position