
environs de Newcastle, dans le Northumberland,
qui sont, il est v ra i, les plus belles et les plus
riches que I on connaisse, en livrent annuellement
72 millions de quintaux, 2355ooo chaldrons de
Londres, d’après M. Winch. On retire encore de
grands produits des houillères de Whitehaven,
de Glamorgan, etc. : l’Ecosse renferme d importantes
exploitations aux environs d Edimbourg,
de Glascow, etc. M. l’inspecteur divisionnaire des
mines, Héron de Villefosse, dans son Traité de la
richesse minérale, estime à i5omillionsde quintaux
le produit de toutes les houillères de la Grande- ,
Bretagne, et il dit que leur exploitation occupe
directement cent mille hommes , non compris le
très-grand nombre de voituriers et de mariniers
occupés au transport.
L’Allemagne contient plusieurs grands dépôts
de houille, notamment dans la Thuringe et les
environs , en Saxe , en Bohême , et sur-tout en
Silésie.
Mais ils sont très-rares dans le nord de l’Europe,
en Suède , en Norwége , pays d’ailleurs si riches
en mines d’autre espèce ; on en cite cependant
dans la province de Scanie. L’Espagne et l’Italie
en sont encore presque entièrement dénuées.
Les observations nous manquent relativement
au reste de l’Europe et même de l’ancien continent
: nous savons seulement que la houille existe
en quantité considérable dans la Chine; peutn’y
a-t-il pas, sur la terre, une contrée plus
riche en houille que les provinces de Chensi,
Chansi et Pc tcheli, dit M. Pauser, dans sa minéralogie
de l’empire chinois.
M. Maclure nous apprend qu’à l’ouest des Alle-
ghanys , il y a une formation de houille des plus
étendues et des plus régulières ; les couches y ont
de un à six pieds ; on en a trouvé vingt et trente
les unes sur les autres ; elles alternent avec du
grès, de l’argile schisteuse et de l’argile contenant
du minerai de fer (1). M. deHumboldt observe que
la houille est rare dans toutes les Cordilières ; il en
a cependant observé une couche sur le plateau de
Santa-Fé de Bogota.
§ 272. Les terrains houillers , se trouvant habituellement
au pied des montagnes , ou dans les
vallées et bassins qu’elles comprennent et qui
communiquent avec la plaine , ne s’élèvent en
général qu’à des hauteurs peu considérables : tous
ceux que nous avons en France , ceux de l’Angleterre
, ceux de la Saxe , de la Silésie , sont à peine
à quelques centaines de mètres au-dessus du niveau
de la mer. On en a cité , il est vrai , à des
niveaux très-élevés , par exemple , à 44oo mètres
dans les Cordilières, à 2160 mètres à Saint-Ours,
près deBarcelonette; mais sont-ce bien là des terrains
houillers proprement dits , et ne seraient-cc 1
(1) Journal o f the Academy o f natural sciences o f Philadelphia.
Juillet 1818.
Niveau du
terrain
houiüer.