
quantité en Angleterre , et ce n’est que dans le
pays de Cornouailles qu’il occupe des espaces un
peu considérables. Il est plus rare encore en
Suede et dans tout le nord de l’Europe, et il parait
n’y être qu’un simple accident dans un terrain
de gneis.
Il se retrouve en Asie : d’après ce que dit Pallas,
il forme comme une bandeau milieu du Caucase,
des monts Ourals, et de la plupart des montagnes
de l’empire russe. Il paraît encore que les mont»
Himmalaya (1 Imaiis des anciens) , les plus hauts
points du globe, sont formés de roches granitiques.
En Afrique, les terrains primitifs occupent des
espaces très-considérables : en remontant le N il,
on les trouve entre Thèbes et Syène , et ils semblent
limités par une ligne allant du sud-est au
nord-ouest, au-delà de laquelle ils s’étendent dans
la Nubie et l’Abyssinie. Ils paraissent composer
également une grande partie du mont Atlas, et
ils se retrouvent au cap de Bonne-Espérance , où
le granité forme la partie inferieure de la montagne
de la Table.
On ne l ’a trouvé qu’en petite quantité dans
1 Amérique septentrionale : les terrains primitifs
occupent une bande de dix à quarante lieues de
large sur le revers oriental des chaînes de montagnes
des États-Unis , et le granité ne forme , à la
superficie du so l, qu’une petite portion de cette
bande ; il semble en faire la bordure occi-
;/§p °7
dentale, celle qui s’enfonce sous les terrains de
transport qui longent la côte ( Maclure , Cleave-
land ) : dans le Mexique , M. de Ilumboldt ne l’a
guère vu que près des côtes d’Acapulco ; sur le
grand plateau, il est recouvert par d’énormes masses
porphyroïdes. Ce savant l’a trouvé à-peu-près
dans les mêmes circonstances de position, sur les
Andes de l’Amérique méridionale : dans les hauteurs
, il est presque toujours caché sous des couches
de gneis , de schiste-micacé , de trachyte,
e t, en général, il ne s’y élève pas à plus de deux
mille mè tres ; mais il abonde dans les montagnes
peu élevées et dans les régions basses de Venezuela
, de Parime, etc. ; il descend même dans les
plaines, et jusqu’au niveau de la mer : les bords de
l’Orénoque et les côtes du Pérou en fournissent
des exemples.
Roche de topaze, etc.
Werner met au rang des terrains primitifs, la
masse dont on tire les topazes de la Saxe ; et il
lui en assimile trois ou quatre autres qui ont avec
elle quelques rapports. Mais les unes et les autres
sont d’un volume trop peu considérable pour être
regardées comme des espèces particulières de
roches ( voyez § 108 ) ; et leur texture granitique,
ainsi que la considération de leur gissement, nous
porte à les traiter comme de simples appendices
au granité. Je vais exposer succinctement ce que
.W erner dit .à leur sujet.