
Oo Jr*O j
quelquefois même grenue à petits grains, et alors
il peut être employé comme marbre. Il est distinctement
stratifié; les strates en sont souvent très-
contournées , et ont une forte inclinaison : elles
plongent en général vers le sud , c’est-à-dire vers
les montagnes primitives ou intermédiaires sur
lesquelles elles reposent.
Elles contiennent, principalement dans les parties
supérieures, une grande quantité de tubercules
de silex pyromaque et des boules de silex
corné : ce sont à - peu - près les seuls minéraux
qu’elles renferment. On y trouve également fort
peu de minerais métalliques, sauf des veines ou
minces couches de fer hydraté, et quelques filons
de plomb argentifère : des personnes rapportent
au calcaire alpin les grandes masses de fer spalhi-
que d’Eisenhertz en Stirie. On y a observé assez
souvent des couches de houille : elles y sont en général
peu considérables et de médiocre qualité ;
nous reviendrons dans peu sur cet objet, et nous
nous bornerons à dire ici qu’elles sont accompagnées
de marne, d’argile, et même de grès. Quant
au gypse et à l’argile sa) ifère qu’on trouve en notable
quantité dans le calcaire des Alpes , ou plutôt
sur ce calcaire , nous en traiterons dans l’article
suivant.
Les coquilles sont très-inégalement répandues
dans le calcaire alpin : des espaces d’une étendue
considérable en sont absolument dépourvus.
Celles qui paraissent caractéristiques, pour cette
formation, sont les ammonites et leslenticulaires :
elles sont accompagnées de corallolites, d huîtres,
de buccinites, d’echinites, de belemnites, etc.
Ces divers fossiles sont ordinairement disposes
et réunis par famille dans des couches particulières,
rarement sont-ils disséminés dans la roche,
sauf les ammonites. M. de Schlottheim a remarqué,
dans quelques endroits, qu’elles semblent disposées,
jusqu’à un certain point, suivant 1 ordre
des pesanteurs spécifiques : c’est ainsi que, dans
les couches inférieures, on a de grosses ammonites
, dont quelques-unes ont plus de six pieds de
diamètre ( ammonites colubratus ) , et que dans
les couches supérieures les lenticulaires abondent.
M. de Buch observe que dans le pays de Salz-
bourg, comme dans plusieurs autres contrées de
l’Allemagne, le calcaire est séparé du grès sur lequel
il repose par une couche très - abondante
en fossiles , principalement en en troques et en
trochiles, et que leur quantité diminue, en général,
à mesure qu’on s’élève.
Ce minéralogiste et M. de Humboldt cherchèrent les premiers
à assigner au calcaire septentrional des Alpes sa place géognos-
tique. Depuis il a été l’objet particulier des études de M. Escher:
ce savant, en le considérant dans son entier, voyant que la
partie qui avoisine le terrain primitif a un grain cristallin , que
les couches suivantes sont formées d’un calcaire noir et mélangé
de beaucoup de silice et d’argile, enfin que les couches
extérieures consistent en un calcaire dense et exempt d’un pa