
<1 Orbe, il en existe une semblable ; elle est fendillée
, et les fentes renferment du pétrole : l’asphalte
du Aal-Sainl-Julien est dans le même cas.
Les couchcsbilumineusesdu département de l'Ain
appartiennent à cette même formation.
§ 2t)4- Non-seulement le calcaire dont nous
venons de parler forme les Monts-Jura, mais il s’étend,
vers l’est, danslaSouabe et jusqu’enBohême;
à l’ouest, il constitue les Cévennes , les terrains
calcaires du Bas-Languedoc , et il va au pied des
Pyr énées former, avec le calcaire alpin , les
montagnes des Corbières, au sud de Narbonne.
On le retrouve dans l’intérieur de la France, constituant
le sol du Querci, d’une partie du Bouer-
gue , de la Lozère , etc. Au reste, ainsi que nous
l’avons remarqué , il est difficile de distinguer les
terrains qui appartiennent au calcaire alpin , de
ceux qui appartiennent au calcaire du Jura : les
deux roches et même les deux formations se ressemblent
beaucoup , tellement que plusieurs
géognostes les réunissent en une seule : ils remarquent
que lorsque, dans les Alpes, elles sont en
contact, on ne peut y reconnaître aucune différence.
Sur les Apennins, il est impossible de les
distinguer.
Dans les lieux où l’on a été à même d'observer
la superposition du calcaire du Ju ra , on trouve
cette roche reposanI sur le calcaire des Alpes ou
sur le terrain primitif : c’est ainsi qu’au-dessus de
Bâle t dans l’échancrure où coule le Bhin , on la
voit placée immédiatement sur le granité ou le
gneis. En Suisse, elle est recouverte par la mollasse
ou grès dont le nageljlue fait partie. M. Escher
l’a vue , en quelques endroits, sous des couches
d’une argile ferrugineuse , contenant des masses
de minerai en grains.
Peut-ê tre doit-on rapporter au calcaire du Jura
la formation du calcaire oolitique de 1 Angleterre
; elle repose sur le lias, ou n en est sépaiée
que par une couche de marne schisteuse , impre
gnée de bitume , et qui lui appartient très-vraisemblablement.
Cette formation consiste en une
alternative dé couches d’argile ou dé sable marneux,
et de pierres calcaires souvent de structure
ôolitique : elle fournit en outre d’excellentes
pierres de taille. Les fossiles qu’on y trouve le
plus abondamment, sont des ammonites, des
nautiles, des mytulites, des moules et des coraux.
INous avons vu que M. de Humboldt était enclin
à la rapprocher plutôt de la seconde formation
de grès ( grès avec argile ), et M. Buckland la
rapporte à une époque postérieure encore au calcaire
coquillier de Werner.
M. de Humboldt a observé, en Amérique, un
calcaire qui lui paraît avoir beaucoup d analogie
avec celui du Jura, et qui contient desbancs d une
lydienne ne renfermant point des veinules de
quartz , et sé rapprochant des silex cornés (horn