
cultes, toutes les incertitudes ne sont pas levées, et c’est encore
ici le point de la minéralogie géognostique où il y aura le plus
de confusion : c’est la roche sous le nom de laquelle on confondra
le plus de substances différentes. Autrefois on rejetait parmi
les coméennes un grand nombre de roches qu’on ne savait pas
caractériser ; l’école Wernérîenne en a rejeté plusieurs parmi
ses grünstein, et nous serons obligés d’en laisser aussi parmi
nos aphaniles : le mal tient en partie à la nature même des choses
; là où les caractères manquent, il est impossible de nommer
avec précision.
Gîssement. § 207. Les diverses sortes d’amphibolites dont
avec les au- nous venons de parler n ont pas ete trouvées jus-
tres terrains qU’ici sur des espaces assez étendus , et avec des
caractères distinctifs assez prononcés , pour être
regardées comme constituant des terrains particuliers
d’une étendue pareille à ceux que nous
avons déjà cités. Elles peuvent être regardées
comme faisant partie de ces derniers : chacune
d'elles semble en outre se trouver plus habituellement
dans un d’entre eux.
Les variétés granitoïdes, l’amphibole lamellaire
et la diabase proprement dite , se voient
principalement dans les granités ; et le plus souvent
elles semblent n’en être qu’une varié te\ dans
laquelle l’amphibole aurait pris momentanément
le dessus : c’est ainsi que m’a paru être la diabase
des environs du lac d’Aida, en Auvergne.
Ailleurs, notamment en Piémont, auprès de Ta-
vigliano , au nord de Bielle, et aux environs
d Ivrée , de belles diabases occupent bien des espaces
de quelques lieues carrées ; mais elles y sont
entourées de toutes parts du granité ordinaire a
cette partie des Alpes, elles se fondent en quelque
sorte en lui: ce sont des portions d’une grande assise
granitique, etje ne saurais les regarder comme
en étant géognostiquement distinctes. Dan s la partie
méridionale de la Suede , dans le Smolan ,
M Hausmann abienvu dominer un grünstem, composé
d’amphibole et de feldspath , tantôt gram-
toïde , tantôt schisteux , et contenant des couches
de chlorite : mais encore, d’après les observations
de ce savant et de M. de Buch , ce ne serait qu’un
membre subordonné du terrain de gneis qui
règne dans toute la Scandinavie.
Les couches de diabase et notamment de diabase
schisteuse ( giiinsteinschiejer ), mélanges de
feldspath compacte et d’amphibole qu’on voit
en Saxe, dans le Fichlelberg et dans plusieurs
aulres contrées , au milieu des phyllades , se présentent
avec des caractères particuliers : elles
m’ont réellement paru être des membres distincts
, quoique d’ailleurs elles eussent avec les
phyllades bien des rapports, et qu’elles fussent
positivement des couches subordonnées dans leur
terrain. Ce sont ces diabases qui m’ont semblé
appartenir plus particulièrement que toute autre
aux trapps primitifs. ,
Quant à l’amphibolite - schisteuse , composée
d’amphibole plus ou moins mêlée de diverses