
autres substances, et que l’on trouve très-sou-
vent en couches dans les gneis et les schistes-mica-
cés , elle appartient aux terrains propres à ces
roches : elle y est fréquemment mélangée avec
elles , et forme ainsi comme des couches mixtes.
Il y a peu de minéralogistes qui n’aient eu occasion
d’en observer. Quelques-unes des exploitations
de fer oxidulé que l’on a en Saxe , et dans
certaines parties de la Suède , sont dans de pareilles
amphibolites.
La diabase compacte , ou aphanite, se trouve
dans les terrains primitifs , moins en assises considérables
, qu’en portions d’assises, qui consistent,
soit en porphyre, soit en diabase, soiten granite
, etc. Ce que nous avons dit sur la nature de
l’aphanite le fait aisément concevoir ; il indique
ses rapports avec les autres roches , notamment
avec le porphyre euritique ; ces deux masses passent
continuellement de l’une à l’autre , et ont
la plus grande connexion.
On a un exemple de ces faits dans le Thürin-
gerwald, où le porphyre forme la majeure partie
du sol de cette contrée, ainsi que nous l’avons
vu. Il y dégénère souvent en un porphyre aphani-
tique, lequel est en général d’un vert foncé, quelquefois
noirâtre ; il contient des cristaux de feldspath
, d’amphibole et de mica. Sa base , qui est
mêlée d’une quantité assez considérable de terre
calcaire , est assez souvent compacte , plus souvent
terreuse , et quelquefois cellulaire ou bulleuse
; d’un point à un autre , elle présente les
plus grandes variations à cet égard. Les variétés
compactes sont celles qui contiennent le plus de
cristaux de feldspath et même quelques grains de
quartz ; elles présentent des porphyres qui ont
l’aspect du porfido nero, lequel, au milieu d’un
aphanite noir et compacte , présente des cristaux
ou points feldspathiques blancs. Ailleurs , elles
ressemblent au porphyre ophitique dont nous
parlerons dans peu. Dans les variétés terreuses ,
le quartz disparaît, le feldspath diminue , et le
mica et l’amphibole augmentent. Ce sont ces variétés
qui présentent souvent la structure amyg-
daloïde : les cavités sont quelquefois très-petites ,
d’autres fois elles sont comme de grosses noix ;
elles sont tan tôt vides, tantôt pleines, en tout ou en
partie , de spath calcaire , de terre verte , et assez
rarement de calcédoine. M. Heim remarque
que de pareilles roches , en se décomposant ,
prennent un aspect sale , ferrugineux ; ce qui,
joint aux vacuoles vides qu’elles présentent, leur
donne l’apparence de laves , et qu’elles ont même
été prises pour des produits volcaniques ; mais il
remarque aussi que, malgré cette apparence, malgré
l’aspect terr.eux et altéré qui les ferait prendre
souvent pour des trass , il est impossible de
ne pas les placer à côté du granité bien cristallin
et à gros, grains , auquel elles tiennent in