
n ispositions
des couches
dans les terrains
ho ailiers.
6 M. Mac-Culloch dit que les couches de Kir-
kaldy, qui appartiennent au terrainhouiiler, contiennent
des lits d’un quartz éminemment cristallin
et translucide qui alternent avec la houille
et un calcaire coquillier (i). Est-ce bien un terrain
houiiler ? Est-ce bien un quartz, et non un grès
quarlzeux à grains extrêmement fins? Sont-ee des
lits et non des filons ?
§ 264. Les couches de houille, d’argile schisteuse
et de grès, parties constituantes essentielles
du terrain houiiler, alternent entre elles de diverses
maniérés et à différentes reprises.
Celles de houille, quoique caractérisant en quelque
sorte ce terrain, et lui donnant la dénomination
qu il porte, y sont cependant les moins nombreuses;
quelquefois même on n’y en trouve point,
au moins sur des étendues assez considérables.
Ce sontles grès qui en forment le plus souvent la
masse principale : cependant, dans quelques endroits
, comme a Anzin , les argiles schisteuses,
ou plutôt des roches mitoyennes entre ces argiles
et les grès , dominent. Les bancs de poudingue et
de brèche ne se trouvent que dans quelques localités,
et le plus souvent ils n’y forment que des
assises particulières qui ne se répètent plus comme
les autres dans le système.
L’ordre de superposition de ces diverses cou- 1
(1) Transactions o f the geological society, tom. I I , p. 456.
GRÈS HOU ALLER,
ches n’a rien de bien constant. Cependant on a
remarqué , dans quelques endroits, que les couches
de houille sont habituellement comprises
entre celles d’argile schisteuse ; qu’ensuite, en
s’éloignant du combustible , le grain de 1 argile
grossit peu-à-peu , et forme le grès ordinaire :
ailleurs , on a trouvé que cette dernière roche
faisait plus souvent le mur des houilles , et que
l ’argile schisteuse en constituait le toit. Mais une
remarque assez générale , c’est que ce toit est
formé par l’argile schisteuse : immédiatement
au-dessus de la houille, elle est noire et mêlee de
carbone ; elle est chargée d’empreintes végétales :
mais à mesure qu’on s’élève , la matière charbonneuse
et les empreintes diminuent,le grain grossit,
et on a du grès : au reste, ceci n’est pas encore
sans exception; à Anzin, par exemple, j’ai vu la
houille assez indistinctement recouverte par le
grès ou par l’argile.
Dans plusieurshouillères, les couches de houille
et celles de la roche se trouvent plusieurs fois de
suite dans le même ordre , et avec une épaisseur
à-peu-près égale ; ce qui présente une périodicité
très-remarquable.
Le nombre des couches de houille qui se trou-
ventau-dessus les unes des autres, dans une même
contrée , est souvent fort considérable. A Anzin ,
une galerie de moins de mille mètres en traverse
plus de cinquante petites ou grandes : à Liège ,