
du terrain. Il consiste : i0 en blocs de granité , de
schiste micacé, de serpentine, etc., de forme très-
irrégulière , et ayant souvent trente ou quarante
mètres cubes ; 2° en masses plus petites dont les
angles sont, en général, d’aulant plus arrondis que
leur volume est moins considérable ; 3° enfin, en
beaucoup de terre provenant évidemment de
leur décomposition. La nature de ces blocs, leur
figure, ainsi que leur grosseur, qui va en diminuant
à mesure qu’on s’éloigne des montagnes,
montrent qu’ils en ont été détachés, et qu ils ne
sont pas loin du lieu de leur origine. La forme
plane du terrain pris dans son ensemble, ainsi
que sa disposition par assises horizontales qu’on
aperçoit en quelques endroits, semblent indiquer
encore qu’ils ont été étendus dans le sein d’un lac
ou d’un bras de mer, ainsi que nous venons de le
dire. La superficie de ce terrain présente, sur
quelques points, comme de grandes plages de
pierres, quelquefois même disposées en de gros
tas qu’on a cru l’ouvrage des hommes : le tout est
dû à l’action des eaux pluviales, qui, en entraînant
la terre interposée aux pierres , les aura laissées
à nu : si le terrain était originairement morcelé
et hérissé de petits tertres, le lavage les aura réduits
en de simples monceaux de pierres.
A R T IC L E II.
Terrains de transport des plaines.
Les terrains de transport des plaines sont principalement
formés de sables et d’argiles. Dans
quelques endroiLs cependant, la superficie du sol
est une tourbière ; dans d au tres , c’est un tu f cal-
caire; mais, comme ces terrains sont peu étendus
comparativement auxsables e t aux argiles, et qu’ils
sont d une nature de formation entièrement différente
, nous les classerons parmi les masses ou
couches accidentellement comprises dans les terrains
de transport.
§ 336. Les terrains sablonneux consistent en
sable , assez souvent entremêlé de gravier , de
cailloux roulés, et renfermant parfois quelques
couches terreuses.
Le sable n’est, ainsi que l’on sait, qu’un assemblage
de minéraux en très-petits grains, provenant
de la destruction d’anciennes roches , et
principalement de roches quartzeuses.
11 constitue quelquefois des terrains d’une
étendue immense ; le grand désert de Barbarie,
une partie de ceux de l’Arabie en sont composés:
presque par-tout, le sable y est à nu, et
d une finesse extrême. Cette finesse, et la mobilité
qui en est la suite , le rendent le jouet des
vents, qui l’élèvent en coteaux dont l’ensemble
présente l’image des flots de la mer, qui les trans
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