
si fié es sous tous les rapports , le nombre de ses
variétés est presque indéfini ; je me bornerai à
signaler les trois suivantes :
i° L’ardoise tégulaire dont nous avons déjà
fait mention.
9° Un schiste noir , plus dur que l ’ardoise
commune , d’un grain plus serré , se délitant
moins aisément en feuillets , lesquels sont d’ailleurs
plus épais : c’est la pierre de touche la plus
ordinaire. Elle doit les qualités qui la distinguent
à une multitude de petits grains de quartz, en
partie indiscernables, et peut-être même à de la
silice dont elle serait imprégnée.
3° Dans les terrains de phyllade , j’ai souvent
Vu une roche particulière qui me paraissait tenir
à leur masse principale , et par conséquent n’en
être qu’une espèce , quoique d’ailleurs elle en
diffé rat pour ses caractères extérieurs. Elle est
plutôt fendillée dans tous les sens qu’elle n’est
schisteuse ; ses feuillets ou fragments sont épais,
leur superficie est d’un brun sale et foncé ( par
suite de l’altération due au contact de l’air ) ;
l’intérieur est d’un gris verdâtre ou noirâtre ; : il
présente une cassure terreuse, se rapprochant
quelquefois de la cassure compacte. Le défauL de
caractères positifs ; l’aspect non stratifié de ces
masses m’ont quelquefois porté à la prendre pour
un eurite terreux ; mais l’ensemble de ses propriétés
et son gissement m’engagent plutôt à
l ’annexer au phyllade. Nos anciens minéralogistes
eussent vu en elle une pierre de corne ou cor-
néenne: nous l’appellerons térénite. oyez le chapitre
suivant, art. Ier.)
§ 186. Indépendamment des petits grains de
quartz et des paillettes de mica que l’on voit dans
les phyllades , on y trouve encore souvent :
i° Du quartz : tantôt en petites lames interposées
dans les feuillets de la roche ; tantôt en
grains ou rognons, autour desquels se plient ces
mêmes feuillets ; tantôt en petits filets et veines
qui traversent les strates dans toutes sortes de
directions ; tantôt en vrais filons ; tantôt, enfin ,
en grandes couches , ainsi qué nous le dirons dans
peu. Cette fréquence du quartz, sous toutes sortes
de formes , est un fait général qui a été remarqué
par tous les minéralogistes.
20 L'amphibole : le plus souvent en faisceaux,
composés de fibres divergentes, en forme de gerbes.
Plusieurs schistes , ceux de Schneeberg , en
Saxe , par exemple , présentent des taches noires
et Ôblongues qui paraissent être des cristaux informes
de ce minéral.
3° La macle ( chiastolite) : elle a été trouvée principalement
dans le phyllade , en Bretagne , dans
les Pyrénées, en Allemagne, en Angleterre, etc. ;
la partie noire qui est dans l’intérieur de ce minéral
, ressemble beaucoup à celle de la roche.
On a observé encore , dans les phyllades , des
Minéraux
contenus.