
l’entoure. Il y est presque toujours gris blanchâtre,
tantôt terreux, tantôt compacte, contenant
du feldspath vitreux, des lames hexagones
de mica, des aiguilles d’amphibole, et présentant
dans ses fissures du fer spéculaire, et même
du soufre. A côté se trouvent quatre montagnes
ou puys plus petits, en forme de dôme ou
de cloche , composés d’une roche semblable ,
mais dont le tissu est plus grossier et plus lâche |
elle semble quelquefois spongieuse , ainsi que
nous l’avons dit en parlant de Sarcoui, une de
ces montagnes (§ 357).—A sept lieues, au sud du
Puy - de - Dôme, s’élève le Mont - Dore, qu’on
peut se représenter comme une énorme masse
isolée , reposant sur le granité , ayant près de
vingt lieues de circuit et de huit à neuf cents
mètres de hauteur ( 1900 au-dessus de la mer).
A partir du point le plus élevé, elle est ouverte
par la vallée où la Dordogne prend sa source , et
ses flancs sont sillonnés par des vallées d’un ordre
inférieur. Sa masse est formée d’un trachyte pareil
à celui du Puy-de-Dôme, mais ayant plus de
consistance , et passant souvent au phonolite :
dans des parties très-compactes et divisées en
prismes, j’ai observé des fragments de laves
noires , de vraies scories volcaniques. Le Cantal
, situé à douze lieues plus au sud, montagne
de même forme, ayant une trentaine
de lieues de circuit, également morcelée par
des vallées, est composée d’un trachyte encore
plus compacte , et présentant un grand nombre
de variétés qui ressemblent aux porphyres primitifs,
parmi lesquelles j ’en ai remarque une entièrement
semblable au porphyre vert antique
(§ 207). On a encore, en France, des masses tra-
chytiques ou phonolitiques au Mont-Mezen, et
sur quelques autres points du Viv^rais.
Les monts Euganéens, entre Padoue et Ro-
vigo, présentent une chaîne de montagnes de trachyte.
Il en existe une pareille qui s’étend depuis
Santa-Fiora, en Toscane, par les monts
Cimini, jusqu’à la Tolfa ; M. Rrocchi a décrit
leur roche granitoïde sous le nom de necroliie.
Les îles Lipari et Ponces contiennent, ainsi que
nous l’avons vu , diverses variétés de trachyte;
e t , d’après les observations de Spallanzani et
de Dolomieu, elles paraissent y etre sous forme
de courants, comme les laves ; circonstance
qu’on ne retrouve pas dans les grands terrains
trachytiques : M. de Humboldt n’a point vu
cette forme dans ceux de l’Amérique, niM. Beudant
dans ceux de la Hongrie ; je l’ai cherchée
en vain dans ceux de l’Auvergne , ou cependant
quelques observateurs croient l’avoir remarquée.
En Allemagne, on ne connaît guère de trachytes
qu’aux Sept-Montagnes (Siebengebirge) , sur les
bords du Rhin, aux environs de Bonn ; ils y cons