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Localités.
pyromaques bruns ou blonds, de forme bulbeuse,
quelquefois des silex cornes blanchâtres, formant
des boules de quelques pouces de diamètre , et se
divisant en couches concentriques , comme à In-
golstadt, en Bavière ; ailleurs on a de petites
couches, ou plaques, d’un à deux pouces d’épaisseur
, approchant quelquefois du silex corné et
même du jaspe.
Cette formation ne contient qu’un très-petit
nombre de couches étrangères ; savoir :
i° Quelques couches chargées d’hydrate de
f e r , au point de pouvoir même être regardées
comme minerai. On y trouve aussi des grains de
plomb sulfuré.
2° Quelques couches d’argile houilleuse , dans
lesquelles on voit des veines ou petites strates
d’une houille de médiocre qualité ; M. de Schlot-
theim a observé, dans leur enveloppe argileuse,
des empreintes de branches et de grains qui n’ont
aucune ressemblance avec nos plantes actuelles.
3° Quelques parties de gypse.
§ 296. Le calcaire horizontal nous paraît identique
, sous le rapport de la formation, avec celui
qui constitue les couches supérieures du Mont-
Jura. Dans laThuringe, il repose sur le grès avec
argile , et il paraît avoir une superposition analogue
en France, où il occupe un espace considérable,
notamment au nord-ouest. ïi y constitue le
sol des plaines de la Franche-Comté, delà majeure
partie de la Lorraine et de la Champagne ; il y
serait limité par unesuite delignes qui passeraient
dans les environs de Besançon , Ne vers , Bar-le-
Duc , Charleville , Luxembourg , Sarguemineset
Besançon. On le retrouve encore en France, dans
le Périgord, le Poitou, laTouraine, le Berri, etc. :
au nord de ces provinces , il s’enfonce sous la
craie qui forme le sol de la partie septentrionale
du royaume ( voyez pi. Il , hg- 3.) : au reste,
M. Omalius ne se prononce point d’une manière
positive sur l’époque de la formation , et tout en
le distinguant du calcaire alpin , il remarque
qu’il pourrait bien lui appartenir.
C’est au calcaire horizontal que nous rapporterons
les calcaires que les Anglais nomment fo -
rest-marble, eombrash et PorÛandstone (n° 7 et 8
du § 254 ), qui alternent avec des marnes, et qui
sont interposés entre le calcaire oolitique et la
craie. Le forestmarble est un calcaire compacte ,
dur , contenant beaucoup de fossiles , et principalement
de petites ammonites , des peignes ;
l’autre est un calcaire blanc, un peu sablonneux ,
renfermant des huîtres, des terebratules , etc. ,
le troisième est un calcaire siliceux qui contient
des turritelles, des ammonites, etc.
M- Buckland, comprend , dans le second calcaire , le Mus-
clielhalk de Werner , un bien plus grand nombre découches des
formations anglaises : il y place ( les numéros 4—9 et 1 1 ) ^es
formations de M. Smith, depuis le lias inclusivement jusqu au