
les poudingues de Vallorsine ( § i 35) , et il l’eût
regardée comme un poudingue si les fragments
y eussent été plus nombreux (1). .
Substances § 1 7 1 . Le gneis est peut-être la roche qui ren-
meta liques. je plus de substances métalliques, au moins
en Europe : il n’en est presque aucune qui n’y
ait été trouvée et en assez grande abondance pour
êtrè l’objet d’une exploitation ; elles y sont le
plus ordinairement en filons, mais souvent aussi
en couches.
C’est dans les gneis de la Gardette en Dauphiné
, que M. Schreiber a fait exploiter le seul filon
d’o r , où le mineur français ait attaché ses travaux
(2). C’est dans les gneis , au pied du Mont-
Dose, que gisent les mines d’or de Macugnaga(3).
Celles de Dauris, Gastein , Schellgaden , dans le
pays de Salzbourg , sont encore dans cette même
roche (4).
Les filons et veines de la montagne de Cha-
Jances, près d’Allemont, qui ont livré de l’argent,
du cobalt, de l’antimoine, etc. , sont dans du
gneis. Cette roche renferme encore, dans les Vosges
, les filons de Sainte-Marie-aux-Mines, lesquels
ont prouvé leur richesse et leur étendue , par
(1) Voyage en Norwe'ge et en Laponie , ch. l\.
(2) Journal de physique , tom. 36.
(3) Saussure, §§ 2i 32 et suiv.
(4) Moll, Ober Teutche Beytroege , 1787.
les longs travaux qu’on y a poussés , et par
l’abondance des métaux qu’011 en a retirés. C’est
dans le gneis de l’Auvergne que j’ai vu les filons
de plomb et d’argent de Pontgibaud , ainsi que
ceux d’antimoine près de Massiac. C’est dans celui
de la Saxe que sont les riches et célèbres mines
d’argent, de plomb , etc. , de Freyberg ,
Marienberg , Annaberg , Glashutte , Ehrenfri-
dersdorff, etc. ; c’est dans celui de la Bohême
que sont les exploitations de Joachimslhal et de
la contrée environnante. Presque par-tout, dans
ces lieux, le minerai métallique est en filons.
Il est en amas dans les fameuses mines de cuivre
de Fahlun en Suède. Le gneis renferme encore
une grande quantité de minerai de fer ; presque
tout celui qu’on exploite dans la Scandinavie est
dans cette roche ; par exemple, au Taberg, à Dan-
nemora, à Utoe, à Gellivara et à Arendal. Nous
parlerons plus bas de ces gîtes célèbres.
En Amérique, d’après la remarque de M. de
Humboldt, le gneis est beaucoup moins métallifère.
§ 172. Le gneis accompagne presque par-tout
le granité, il se retrouve dans les mêmes contrées
que lui ; mais resserré , en quelque sorte ,
entre cette roche et le schiste-micacé , il occupe
moins d é tendue qu’eux en France, en Suisse ,
en Allemagne et en Angleterre. Cependant ailleurs,
notamment en Norwége et dans le nord de
Etendue.