
Grès quart-
zeux.
et de masses bizarrement taillées de pierre blanche
qui s’élèvent au milieu de la plus riante des
vallées. Celte formation repose sur le terrain
primitif ou intermédiaire $ mais Werner n’a pas
trouvé, dans ses rapports de gissement avec les
anciennes formations, assez de données pour
conclure son âge relatif : il pense qu’elle est postérieure
au second calcaire (muschelkalk).
Cette troisième formation de grès se retrouve
dans laBasse-Saxe, aupied septentrional du Hartz :
elle y paraît un peu plus composée qu’à Pirna ;
on y voit des couches de marne , de calcaire ,
et assez souvent de houille. M. Hausmann, qui
en a fait une étude particulière, y a observé, dans
un seul endroit, douze couches de houille, mais
dont deux seulement sont susceptibles d’exploitation;
elles sont enveloppées d’argile schisteuse.
Ce grès repose sur le calcaire coquillier, et est
ainsi de formation postérieure à ce calcaire.
§284. Je ferai encore mention d’un grès très-siliceux
, que je n’ai point vu en place, mais en nom
breux blocs au pied des montagnes basaltiques de
la Bohême, de la Saxe et de la Hesse : il s’y trouve
sifréquemment, que Werner l’a regardé, pendant
quelque tems, comme un membre de la formation
des basaltes , et il l’a appelé en conséquence
grès trappéen ( trapp-sandstein ). 11 contient des
grains de quartz assez gros, dans quelques parties,
pour constituer un vrai poudingue ; le ciment qui
les unit est un quartz grossier, ou homslein, tantôt
écailleux , tantôt granuleux, tantôt compacte.
Souvent les grains sont très-peu nombreux, et
l’on a des masses de plusieurs pieds cubes uniquement
formées de homstein.
Un des plus célèbres géologistes de l’Allemagne, M. Voigt,
ne saurait croire que les grès dont il vient d etre question, qui
paraissent n’ être formés que de quartz , soient des assemblages
<Je grains provenant de la destruction de roches préexistantes j
il pense qu’ils ont été formés entièrement par voie de cristallisation
, dans le lieu où on les trouve ; que leurs grains
ne sont que des pièces séparées grenues, comme celles des
dolomies granuleuses , et qu’ils ne sont liés par aucun ciment
intermédiaire. Il a été porté à cette manière de voir, par l’observation
de la structure de ces grès, qui, examinés a la loupe,
n’ ont pas paru composés de grains arrondis de quartz, mais
ont semblé être des grains, ou cristaux informes , d’un cristal
de roche limpide ; rien ne lui a fait découvrir ou indiqué la présence
d’un ciment. Il remarque, en confirmation de son opinion
: i ° que plusieurs roches de structure pareillement granuleuses
sont aussi de formation chimique -, 2° que durant
les dernières époques des terrains secondaires , il s est déposé
une grande quantité de silice, et formé beaucoup de minéraux
siliceux ; 3° que les autres grès, qui proviennent de la destruction
des roches antérieures, 11’ont plus le meme aspect ;
qu’ils sont composés de grains de différente espèce et de
différente grosseur, évidemment agglutinés par un ciment distinct
, tandis qu’ici on n’a sous les yeux qu une masse homogène
; 4° <lue ^es nouveaux grès contiennent des parties de
vrai quartz , auquel elles passent insensiblement. Depuis
M. Voigt a été confirmé dans son opinion par les observations
de M. Sartorius, qui est parvenu, à l’aide d’un fort mi