
on les trouve , et on ne voit nullement le gouffre
d’où elles auraient pu sortir, ni la route qu elles auraient
pu suivre pour arriver dans la position où
nousles trouvons : ce sont les terrains trachy tiques.
5° En remontant plus avant dans la suite des
tems , nous trouvons, dans la seconde époque des
terrains intermédiaires, dans les terrains de grès
et de calcaire à encrines qui forment, en réalité,
un tout indivisible ( §§ 2A9 et 278) , des couches
qui ont beaucoup de rapport, par leur nature ,
avec les produits volcaniques , et qui tiennent,
par leur position, aux couches calcaires et autres
avec lesquelles elles sont entremêlées : telles sont
lesamygdaloïdesdu Derbyshire, d’Oberstein, etc.;
les trapps ou ivhins du N o r thumber 1 and , de
l ’Irlande, etc. ( 255 ).
6° Enfin, dans la première époque de ces mêmes
terrains intermédiaires, et peut-être à la fin de
ceux qui précèdent, nous avons vu, principalement
dans le Thïiringerwald et dans le Fichtelberg
(§§ 207 et 251 ) , des roches qui paraissent, il
est vrai, de nature amphibolique, mais qui encore
ont bien des rapports avec ces trapps présumés
volcaniques. Ces roches amphiboliques et por-
phyriques tiennent déjà d’une part au granité ,
et de l’autre au grès houiller ( grès rouge de la
Thuringe) : et elles tiendraient encore aux terrains
volcaniques? Cela ne saurait être; il y a
bien positivement une limite entre les deux sortes
de terrains, entre ceux qui ont été évidemment
produits par le feu, comme les basaltes ou les
trachytes de l’Auvergne, et ceux qui ont été
formés tout aussi évidemment au sem des mers ,
comme les grès.
En attendant que cette limite ait été reconnue
et signalée , nous laisserons ces terrains problématiques
dans la classe où de premières observations
les avaient placés. Nous remarquerons
encore que , sous le rapport de leur nature ,
ceux des trois premières époques se ressemblent
extrêmement ; ce sont toujours , ou presque toujours,
des basaltes, ou des laves de nature analogue.
Ainsi nous n’aurons en réalité qu’à traiter
de deux espèces de terrains, les basaltiques?.t les
trachytiques. Ce que nous allons dire sur la'nature
minéralogique des roches volcaniques , montrera
encore l’exactitude ou la convenance de cette
division. . ,
§ 353. Les minéraux qui entrent en quantité
notable dans la composition des masses volcaniques
, sont :
1« Le feldspath ; il forme seul ou presque seul,
la matière de plusieurs de ces masses, et il domine
encore dans la composition de presque
toutes les autres ; habituellement il porte, dans
la porosité de sa masse et la rudesse de son
grain , une empreinte de son mode de formation.
11 s’y trouve en outre en cristaux, comme dans
Des minéraux
qui
composent
les terrains
volcaniques.