
les roches porphyriques ; mais iei il est le plus
souvent avec un éclat vitreux, un aspect fendillé,
et quelquefois fibreux ou cellulaire ;
2° \iaUgitê Çpyrdfène de M. ITaiiy), soit comme
partie composante de certaines masses, soit en
cristaux ou grains disséminés dans leur pâte;
3° L'amphibole noir (hornblende basaltique
des Allemands) se trouve de la même manière que
le minéral précédent;
4° Le feroxidulé, en grains renfermant du titane
comme dans la plupart des roches primitives : il
est en parcelles souvent indiscernables ;
5° L’’olüine (péridot de M. Haüy) : habituellement
en grains, et exclusivement dans les basaltes
;
6° Le m ica, en lames hexagones d’un noir ou
brun foncé ;
7° La leucite ( amphygène de M. Haiiy ) : elle
abonde dans les laves des environs de Rome et de
Naples, où elle semble remplacer le feldspath,
et est très-rare ailleurs.
On trouve encore, dans les produits volcaniques,
du fer oxidé, du fer sulfuré, du titane , des
grenats, des spinelles , etc., etc.
Mais ce qui est remarquable , c’est que le
quartz qui est si commun dans les terrains non volcaniques,
que nous voyons même se former sous
nos yeux dans quelques terrains volcaniques, ne
s’y trouve que très-rarement de formation originaire.
On en rencontre à peine quelques petits
crisLaux dans les laves : MM. Dolomieu, Fleuriau
de Bellevue , Cordier, n’y en ont point reconnu;
et, dans les produits volcaniques anciens, il est
généralement rare.
§ 354-- Ces divers minéraux , en particules soit discernables
soit indiscernables à nos yeux , constituent, par leur assemblage,
les diverses laves; mais ici, encore plus que dans les roches primitives,
le nombre des combinaisons est limité. Pour nous faire
une idée des choses telles qu’elles sont réellement, prenons,
d’une part le feldspath, et de l’autre l’augite, ayant pour accessoires
l’amphibole et le fer oxidulé : au feldspath ajoutons
graduellement des parties d’augite, et nous formerons la série
des variétés que présentent les masses volcaniques. Certainement
tous les termes de cette série se trouvent dans la nature,
mais non point en même quantité. Nous avons très-fréquemment
une masse entièrement ou presque entièrement feldspa-
thique, qui paraît blanche, c’est la domile de M. de Buch, et la
leucostine de M. Cordier ; plus souvent encore elle est mélangée
d’un peu d’augite, ou plutôt d’amphibole, prend une
Différente#
roches volcaniques
couleur habituellement grise, et forme le trachyte ordinaire :
vers le milieu de la série, on a un terme contenant plus de
matière noire encore, d’un gris cendré foncé; c’ est le te'phrme
de Lamétherie. Enfin, vers l’autre extrémité, se trouve un
terme, formé d’une masse noire, compacte, etc.,abondante en
augite, et dont la proportion entre les principes composants est
peut-être déterminée par une sorte d’affinité; c’est le basalte. Les
trois premiers termes se trouvent ordinairetnent ensemble et mélangés
dans la nature : on les a regardés comme de simples variétés
de trachyte. Ainsi les deux principales roches volcaniques
seront le basalte et le trachyte. Il en est encore une qui
mérite une considération particulière, quoiqu’elle ne paraisse
,
sous le rapport
de leur
nature.