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ayant 1 aspect du basalte et contenant même des
cristaux d'augite , d’après le minéralogiste que
nous venons de nommer; tantôt, avec un tissu
moins serré , elle prend une structure amygda-
loïde, conserve l’augite, renferme des nodules
de spath calcaire , et est traversée par des veines
de cette substance (1). Ces roches occupent un
grand espace , et reposent soit sur le granité,
soit sur le phyllade ; quelquefois elles sont intercalées
dans ce dernier ; mais souvent encore
elles sont à découvert ; et il est possible que,
d’après cette dernière circonstance, on leur ait
annexé quelques vrais basaltes qui n’appartenaient
point à leur formation , mais avec lesquels
certaines de leurs variétés avaient quelques ressemblances.
J e ne m arrêterai pas plus lon g—tems su r une espèce de te r rain
que je n ’ai pas été à même d’ o b s e r v e r , et sur laquelle il
n ’y a d’ ailleurs rien de p a rticu lie r à d ire ; car toutes les vraies
amphiboliles obse rvé e s ju sq u ’ ici p ourraient être reg ardées
comme des ro che s subordonnées au terrain de p hyllade.
Quant à celles qui leu r ressemblent à beaucoup d ’ égards ,
mais qui ont aussi de l ’analogie avec des produits vo lc an iq u e s ,
q u i ne sont poin t re c o u v e r te s , ou qui sont dans un gissement
e x trao rd in a ire , comme les toadstone du D e rb y sh ir e , elles mériten
t une considération toute particulière. L e s substances que
nous tro uvon s dans les terrains volcaniques présentent des c a ractères
si spéciaux et si différents de ceux des autres ro c h e s , 1
(1) MM. Goldfusset Bischof. Beschreibung des Fichtelgebirses.
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que lo r sq u ’ on tro u ve parmi e lles une masse qui présente
quelqu’ un de ces caractères , on est tenté de lui a ttribuer une
o r ig in e ign é e . I l faut cependant ob se rv e r : x° que les caractères
des produits volcaniques n ’ on t pas été encore assez complètement
discutés et assez généralement reconnus ; 2 que les
circonstances du gissement d oivent être très-e x a ctement d é te rminées.
C e dernier poin t est essentiel ; par exemple , lo rsq u on
dira qu’ on a trouvé , en S i lé s ie , dans du scluste-micacé , un
basalte contenant de l ’ augite et de l ’ o livin e , et par con séquent
une substance réputée volcanique , on ne doit p o in t , en
b onne c r it iq u e , prendre en considération un fait aussi extraord
in a ire , ju sq u ’à ce qu ’ il soit démontre que cette substance est
réellement re couverte par le schiste—micacé. J e remarquerai
à ce s u je t , que lorsqu e les sciences son t a rriv é e s à un certain
p o in t , les ob servations ne peuvent con tribue r à leurs p ro g rè s
qu’autant qu’ elles sont faites avec so in et détail : 1 astronomie et
même la m é téo ro lo g ie ne sauraient plus tire r aucun secours de
celles qui ne sont pas d’ une extrême exactitude. L a geogn osie
est à -p eu -p rè s dans le même cas ; nous avons aujourd hui assez
d’aperçus, ils nous ont mis en état de nous former des idees sur
l ’ ensemble de la science , et dç p o se r des questions : maintenant
, p o u r aller plus loin , p o u r ré sou d re ces q u e s t io n s , il
faut des observations t r è s - exactes et trè s —circonstanciées
( voyez tome I er, page x x x iij ) ; toutes celles qu on fait en tra ve
rsan t simplement un p a y s , peuv en t b ien se rv ir à la g éo g ra phie;
mais elles sont à -p eu -p rè s sans intérêt p our notre science.
ARTICLE SEPTIÈME.
DU GVPSE.
§ 252. Le gypse (sulfate de chaux), soit anhydre,
c’esi-à-dire sans eau de cristallisation , soit dans
son état ordinaire, est as se z commun dans les terrains
intermédiaires.