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De lahouil»
ie et de ses
couches.
grès , alternant avec des couches d ’argile schisteuse
, et des couches de houille. On y trouve encore
, dit Werner , quoique rarement, des couches
de marne | de calcaire , d’argile endurcie
passant au porphyre, et de minerai de fer. Voyons
ce que ces diverses masses, et principalement
celles qui sont parties essentielles , présentent de
plus remarquable.
§ 260. La houille ( hthanirax ), vulgairement
appelée charbon de pierre ou charbon de terre, est
un minéral composé de carbone plus ou moins
chargé de bitume , noir , tendre ou friable, schisteux
, a feuillets plats et épais ; sa cassure transversale
est imparfaitement concoïde et brillante:
il se délite en fragments rhomboïdauxou cubiques,
et pèse i,3.
Le carbone forme comme la base de la houille ;
il en est la partie principale : selon que le bitume
y est en plus ou moins grande quantité , le
minéral est plus ou moins combustible , et plus
ou moins approprié à nos usages; de là, la
grande division en houilles grasses ou collantes et
houilles maigres ou seches ; celles de la première
sorte, réputées les meilleures, contiennent de
trente à quarante pour cent de bitume , et rarement
au delà, dans les vrais terrains houillers.
Le bitume diminue quelquefois au point de disparaître
entièrement, et l'on a alors des houilles
entièrement sèches , nommées anthracites, presque
uniquement composées de carbone, et qui
ne brûlent que très-difficilement. On retire encore
de plusieurs houilles un peu d’eau ammoniacale.
Quant aux autres matières qu’on en obtient
par l’analyse , telles que des substances terreuses
, sulfureuses, ou métalliques, elles ne sont
point essentielles à leur composition , et n’y sont
souvent qu’en quantité absolument insignifiante :
M. Proust a analysé des houilles qui n’en contenaient
qu’un centième (1).
Le détail des variétés de houilles appartient
entièrement à l’oryctognosie ; nous n’en parlerons
point ici.
La houille se trouve en couches dont l’épaisseur
, ou la puissance , est le plus souvent au-
dessous d’un mètre , elle va quelquefois à deux ,
mais rarement à trois. Parmi plus de cinquante
couches que j’ai vues à Anzin, en i 8o5 , il n’y
en a qu’une douzaine assez puissantes pour être
susceptibles d’exploitation , et la plus épaisse
n’avait que onze décimètres. Dans toute la riche
bande houillère qui traverse la Flandre , la Belgique
et le pays de Liège , il est rare que les
couches atteignent deux mètres : il en est de
même descelles de Newcastle en Angleterre ; et
d’après les états donnés par M. Winch en 1814 , 1
(1) Voyez, sur l ’analyse des houilles, la Bibliothèque britannique
, tom. V I I I , (mémoire de Kirwan); lé Journal des Mines,
t. XXVIII) et Journal de physique (mémoire de Proust), t. LXIII.