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la connaissance de ces failles , qui sont
souvent fort nombreuses dans des espaces d une
petite étendue, et qui y font faire aux couches
un grand nombre de. ressauts ou rejets differents,
ainsi que la connaissance des crains et des brouillages
, in éresse les mineurs : ces divers accidents
ont été aussi l’objet particulier de leurs etudes , et
c’est aux traités sur 1 art des mines qu’appartiennent
les détails qui les concernent : on peut voir
encore à leur sujet le Mémoire déjà cité de M. Duhamel,
et la planche XX\II de l’atlas de la R ichesse
minérale.
§ 267. Les terrains bouillers, notamment en Angleterre
et en Ecosse , sont quelquefois traversés
par de grands filons, ou clykes, de nature basaltique.
A Newcastle, ils sont très-nombreux , et leur
volume est quelquefois énorme ; ils s’étendent à
quelques lieues de distance , et ils ont jusqu’à
d ix , vingt et même cinquante mètres de puissance.
Leur masse est d un vert noirâtre, compacte
et assez souvent amygdaloïde. Dans le voisinage
, la houille est carbonisée, elle a pris une
couleur grise et une structure bacillaire, le soufre
des pyrites s’est sublimé , et les grès ont
acquis une dureté considérable : cette altération
s’étend à quelques mètres de distance , elle va
jusqu’à vingt dans quelques points. Souvent ces
filons sont comme composés de deux parties séparées
par un espace de quelques métrés , et qui
est rempli des substances composant le terrain
houiller, mais plus ou moins altérées. Dans un
d’entre eux on a trouvé de la galène. Quelquefois
les deux portions d’une même couche sont au
même niveau de parletd’autredufilon; maisd’au-
tres fois la différence de niveau est très-grande,
elle est de près de 180 mètres le long d’un dyke
du Northumberland , qui est, il est v ra i, le plus
considérable de la province. On a observé, et
c’est assez remarquable, que la superficie du sol
est toujours au niveau des couches inférieures ;
nouvelle preuve , dit l’historien de ces houillères
( 1), de la puissance des agents qui détruisent
la surface du globe , et qui en dispersent les
fragments.
11 est très-possible que quelques-unes des couches
trappéennes , qu’on croit faire partie des terrains
houillers, ne soient que des filons : c’est ainsi que
M. Aikin, ayant observé dans les mines du Staffordshire,
une masse de whin (trapp) qui, d’après
les apparences , semblait une couche interposée ,
a pensé quelle n’était qu’une branche d’une
grande masse de whin voisine , qui y avait rempli
une fente. Ce savant laregarde comme une diabase
à grains très-fins, ou aphanite imprégnée de matière
calcaire ; cependant la houille , dans son
voisinage, est encore dénuée de bitume , et ressemble
à du coak.
(i)M. Winch. On the geo lo g y oJ'Northumberland and Durham.
2. ig