
Ccaounsvese rdseio lna dliegsn bitoeiss. en
3° Une substance grise , qui a été trouvée en
masses, dont quelques-unes étaient grosses comme
le poing, et en feuillets, dans les lignites d’Helbra
( comté de Mannsfeld ) ; a sa sortie de la mine ,
elle est molle et visqueuse ; elle se gerce en se
desséchant ; exposée à la flamme d’une bougie ,
elle s’enflamme , coule goutte a goutte comme
de la cire , et répand une odeur qui n est point
désagréable (i).
4° Une matière analogue, brûlant egalement
comme de la cire à cacheter, exhalant une odeur
aromatique tort agréable , mais dun jaune brillant
: elle vient des lignites de Bovey dans le De-
vonshire. M. Hattchet, après avoir constaté que
c’était une résine végétale , en partie changée en
bitume ou asphalte, l’a nommée rétinasphalte(‘i ).
§ 33o. Quels sont donc les agents qui ont ainsi
dénaturé les bois , et les ont fait passer à l’état de
lignite ? Les travaux des chimistes , et en parti -
culier ceux de M. Hattchet, dont nous avons déjà
indiqué les principaux résultats ( § 269), ont bien
jeté quelque jour jsur une partie de ce problème ;
mais ils sont loin de l’avoir résolu : ils semblent
même prouver que la nature, agissant sur des
masses immenses , et pendant un tems pour ainsi
dire infini, emploie des procédés que les expé- 1
(1) Voigt. Histoire des houilles et des bois bitumïnisès.
(2) Bibliothèque britannique, tom. X X X I .
riences de nos laboratoires ne sauraient représenter.
L’acide sulfurique que ces expériences
montrent être de tous les agents connus, celui qui
peut approcher le plus les bois de 1 état de lignite,
et même de houille, a-t-il bien pu exercer une action
sur desbois long-tems flottés, etquise sontsouvent
décomposés au fond des étangs ou des marais ?
Quoi qu’il en soit, il n’en est pas moins certain
que des bois enfouis sous d’énormes couches de
sable et de glaise, ou à de grandes profondeurs
dans les eaux , n’ont pu éprouver une décomposition
analogue à celle de ceux qui pourissent en
plein a ir , à la surface du globe ; leurs principes
n’auront pu se dissiper, se gazéifier, du moins
aussi facilement et aussi promptement. Ils auront
réagi les uns sur les autres , et de cette réaction,
dont la marche nous est, au reste, entièrement inconnue,
la transmutation se sera opérée : les
huiles, les résines, etc., par l’effet de quelque
modification, auront produit duhitume ; plus souvent
encore, en perdant de leur hydrogéné, elles
auront laissé précipiter leur carbone ; ce même
principe se sera dégagé du corps ligneux et de ses
autres combinaisons, dans le végétal, il sera resté
à nu et formera la partie dominante : quelquefois
même il sera resté le seul des principes du corps
organisé ; car plusieurs lignites, comme plusieurs
houilles, necontiennentpointdebitume ; Klaprolh
en a cherché en vain dans un lignite de Freien