
Couches hé.
térogènes.
même , quoique rarement, au calcaire pur. Le
principe colorant, l’oxide rouge de fer y est, en
quelques endroits , tellement abondant, qu’il en
résulte un crayon rouge ( sanguine ) ; il est en petites
couches de quelques pouces d’épaisseur.
C’est principalement dans la partie supérieure de
la formation que sont les puissantes couches d’argile
: elles composent presque entièrement cette
partie.
§ 280. On a encore dans cette formation :
i° Des couches d’oo//te. Elles n’ont le plus souvent
que quelques pouces d’épaisseur ; quelquefois
cependant, elles ont jusqu’à deux et trois
pieds. Ce sont des couches marneuses d’un gris
foncé , plus ou moins mélangées de sable, et au
milieu desquelles on a une multitude de grains
arrondis de calcaire blanc , dont la grosseur excède
rarement celle ' d’un pois : ordinairement,
ils sont bien plus petits. Ils sont compactes en apparence,
mais lorsque la décomposition en a
relâché le tissu, ils présentent une structure à
couches concentriques : quelques-uns paraissent
n’être composés que d’un assemblage de grains
plus petits. Quelquefois la pâte qui les entoure est
en très-petite quantité , et presque nulle : et lorsque
de pareilles masses sont exposées à l’air ,
bientôt elles se desagrègent , on n’a plus que des
tas de petits globules. Dans quelques couches,
les grains oolitiques sont de fer carbonaté et hydraté,
et leur intérieur est quelquefois creux.
20 Des couches de calcaire rarement pur : le
plus souvent elles sont mélangées d’argile et de
sable , et forment des marnes plus ou moins aré-
nacées.
3° Du minerai de fe r , en géodes disséminées dans
l ’argile , ou comme ciment de quelques grès entièrement
ferrugineux. On a trouvé aussi des indices
de cuivre dans cette formation.
4° La houille se représente encore ic i, mais en
petites couches, et rarement : on en trouve quelques
unes dans les grès du duché de Magdebourg.
Les fossiles qui, d’après M. de Schlottheim, semblent
propres au grès bigarré, font des pectini-
tes, despinnit.es, des pholades , des turbiniteset
de grandes huîtres. On y trouve encore des bois
pétrifiés et des empreintes de feuilles.
§ 281. La grande formation de marne rouge
( redmarl), qui occupe une si grande étendue de
terrain, en Angleterre , notamment dans les pays
de Chester , Northwich , Warwich , Derby,
York, etc., et que M. Aïkin , avec d autres minéralogistes
anglais, nomme grès rouge, a bien des
rapports avec celle que nous venons de décrire :
elle consiste, d apres M.,Smith, en grès tendres,
grès micacés, marnes et argiles j on y trouve encore
du gypse et du sel gemme. Nous conclurions
a 1 identité, si elle n’était, suivant M. Smith,
placée sous le calcaire-/«w, qui, d’après quelques