
d excellents matériaux auxbelles constructions hydrauliques du
canal de Languedoc.
L ’A llem agne, notamment sur les bords du R hin , dans la
H esse, la Saxe et la Bohêm e, présente un grand nombre de
restes de coulées basaltiques, accompagnées assez souvent de
phonolites constituant des groupes de montagnes. Dans quelques
endroits, on y voit des tufs volcaniques et des laves celluleuses
et meme scorifiées; mais ailleurs, notamment en Saxe,
ce ne sont que quelques plateaux, formant le plus souvent la
sommité de montagnes isolées. Ici, rien ne décèle leur origine j
nulle part on ne voit ni scories, ni cendres volcaniques. Les
roches basaltiques y paraissent comme celles qui leur servent
de support; et naturellement les personnes qui ne les ont observées
que dans ces localités, n’ont pu leur croire une origine
différente.
Il est superflu de rappeler que l’Italie, notamment dans le
V icen lin , aux environs de R om e, de Naples et dans, la Sicile,
renferme de grands terrains basaltiques.
L e basalte est rare en Angleterre ; mais il est en très-grande
quantité en É cosse et en Irlande. N ous avons déjà eu occasion
de citer celui que ce dernier pays renferme à sa partie septentrionale,
dans le comté d’Antrim, et qui comprend la chaussée
des Géants ( i) . J ’ajouterai les observations suivantes. —
C e terrain basaltique, très-rem arquable sous tous les rapp
orts, présente une assise d’environ cent lieues carrées ( 800
milles anglais ), sur une épaisseur de i 65 m ètres, terme m oyen,
mais qui en atteint 3 oo en quelques endroits. Cette assise est
comme stratifiée, et com posée, i° de basalte, le plus souvent
divisé en tables, quelquefois formant, le long de la cô te, de
magnifiques colonnades de plus de mille mètres d’étendue m ous 1
( 1) Voyez diverses coupes de ces terrains dans les Transactions
de la société géologique de Londres , tom. II.
en avons cité une ; 2 0 d’un basalte (greenstoné) qui se rapproche
de la dolérite, qui est vert, et contient des grains d uagite et
d’olivine; il est divisé en prismes informes; 3° du phonolite;
4° d’une amygdaloïde verteourougeâtre, contenant des noyaux
de stéatite, beaucoup de z é o lite ,e t très-p eu de calcédoine,
5° de terre bolaire ; 6° enfin*, de quelques couches de lignite :
nous avons parlé de ces deux dernières substances. Ces matières
n’ont point d’ordre de superposition déterminé. La formation
repose immédiatement sur la craie, et, dans quelques parties, es
deux substances semblent mêlées , ou plutôt on y voit des mélanges
de leurs débris ; vers les extrémités, le basalte s étend sur
un terrain houiller et sur un terrain de calcaire lias.
L e terrain basaltique manque en Suède etN orvége ; les roches
semblables au basalte, trouvées dans ce pays , appartiennent
vraisemblablement à une formation plus ancienne.
§ 390. En rapprochant les basaltes des divers
pays, ceux de l ’île Bourbon , de l’Amérique , de
l’Irlande, de la Saxe, etc., on ne peut qu’être
frappé de l’identité des caractères qu’ils présentent
: par-tout même couleur, même cassure,
même dureté, même tendance à la division prismatique,
mêmes cristaux d’augite, d’olivine, etc.
Les volcans qui les versent à la surface du globe, et
par suite presque tous les volcans brûlants , auraient
ils donc leur foyer dans une roche presque
par-tout la même et de nature basaltique? ou bien
les agents volcaniques combineraient-ils les divers
éléments minéraux qu’ils trouvent dans jf intérieur
de la terre, de manière à produire continuellement
des basaltes ?
^ 3g 1. N ous ne saurions terminer l’histoire du basalte sans faire
Identité des
basaltes.
Origine des
basaltes.