
calcaire ont été formés en même tems, et ils ont
un même mode de formation (i).
La roche qui contient les belles agates d’Ober-
stein , est encore d’une origine et d’une époque
fort douteuse. Elle se trouve dans le pays de
Deux - Ponts, à la superficie du terrain ; elle y
forme des collines assez étendues , tantôt elle est
dure, noire, c’est une aphanite compacte; tantôt
son tissu est relâché, elle prend une couleur rougeâtre
, et dans cet état elle sert de matrice aux
agates calcédonieuses dont nous avons parlé
( § io5 ). Faujas , après avoir examiné les localités
, pensait qu’elle ne pouvait être d’origine
volcanique. M. Omalius dllalloy la rapporte aux
amphibolites ; il la place dans les terrains intermédiaires
, et semble croire qu’elle tient aux plus
anciennes parties de ces terrains, dans le nord
de la France (2). M. de Humboldt la classe dans
la formation du grès rouge et des porphyres se con-
daires(3) : etM. Cordier re trouvant encore ici des
grains ou cristaux d’augite , voit en elle un produit
volcanique. Au reste, cette roche n’étant
pas recouverte par d’autres couches minérales
il est difficile de prononcer sur son âge relatif. 1
( 1 ) Voyez déplus grands détails, sur ces faits si intéressants, dans
la description géologique de la partie orientale de l ’Ir la n d e , par
M. W e a v e r , Transact, of the geol. soc., tom. V .
(2) Journal des Mines, tom. X X I V , pag. i 36 et i\i.
( 3) Fojrage, tom. I, pag. 3 43, in-8.
Werner place encore, et d’une manière spéciale
, dans les trapps intermédiaires , une roche
dont la masse a d’ailleurs beaucoup de rapports
avec les précédentes, et qui occupe d’assez grands
espaces dans la partie occidentale de la Saxe , le
Voigtland, et dans la partie de laFranconie adjacente
, le Fichtelberg ; elle se divise souvent en
boules, et on lui a donné, en conséquence, le nom
àekugeltrapp ( trapp enboules ). Les montagnes
des ces contrées présentent , principalement
dans un terrain de phyllade , un très-grand nombre
de couches d’amphibolite ; quelques-unes,
formées d’une masse verdâtre (grüristein ordinaire)
ayant deux ou trois cents mètres d’épaisseur
, contiennent une multitude de boules dont
le diamètre varie depuis deux ou trois lignes jusqu’à
deux ou trois pieds ; elles se divisent, pres^
qu’en totalité , en couches concentriques qui laissent
au milieu un noyau très-solide : cette forme
est ici un effet de la formation primitive ; c’est
une de ces formations globuleuses dont les porphyres
de la Saxe , de la Hongrie et du Thürin-
gerwald, nous ont déjà offert des exemples.
Les amphibolites du Foigtland et de Fichtelberg
, dont M. Goldsfuss a donné la description ,
offrent à-peu-près toutes les variétés possibles de
ces roches : celle quj se divise en boules passe
d’un côté à une diabase à grains très-distincts , et
de l’autre à une aphanite, tantôt compacte,dure,