
3e La calcédoine. Lorsqu’elle est en géodes
dont l’intérieur est vide, presque toujours les
parois de la cavité sont tapissées de cristaux
de quartz et d’améthyste » sur lesquels on
trouve encore quelquefois des cristaux isolés de
chaux earbonatée ou de zéolite. Les infiltrations
quartzeuses sont en grande quantité dans les
terrains volcaniques du Yicentin : nous y distinguerons
les petites géodes calcédonieuses qu’on
trouve dans une lave décomposée du Mont-Be-
rico : elles ont jusqu’à un pouce de diamètre ;
leur intérieur est creux, tapissé de pointes cristallines
de quartz, et renferme une certaine quantité
d’eau que la translucidité de la calcédoine permet
de distinguer : « cette eau, dit Dolomieu, se dissipe
aisément par les memes pores qui lui avaient
permis de s’infiltrer; de là vient qu’on a soin de
tenir ces géodes dans des endroits frais. »
4° La terre verte (chlorite baldogée de M. Bron-
gniart). Quelquefois elle remplit entièrement
qui en contiennent avaient été long-tems sous les eaux de la mer-
M. Breislak a montré le peu de fondement de cette assertion ; et
à ce sujet, il a attaqué de nouveau la formation des noyau* des
roches amygdaloïdes par voie d’infiltration , objet auquel il a consacré
plusieurs articles de ses Institutions géologiques. Quoique je
ne partage pas entièrement son opinion sur cet objet, ainsi que sur
quelques autres, je n’en dis pas moins que ce nouvel ouvrage prouve
incontestablement ce que les Voyages physiques et lithologiques
dans la Campanie nous avaient déjà appris , que leur auteur est
mn savant d’un mérite très-distingué.
les cavités du basalte, mais le plus souvent elle
en tapisse seulement les parois; i’interieur reste
vide, ou se remplit ensuite des autres substances
que nous avons désignées, et qui portent ainsi
comme une croûte de cette terre.
5° La stéatite en grains compactes et de couleur
verte. Elle est fort commune.
6° Le bol. J ’en ai vu des grains et de petits
filets, ayant la couleur et l’aspect de la cire jaune,
dans une montagne près de Striegau en Silésie :
il était autrefois célèbre en pharmacie sous le
nom de terra bollaris striegensis.
7° Le soufre. Il est assez rare ; on en a trouvé
remplissant les cavités bulleuses de quelques
laves de l’Ile-Bourbon : il y a très-vraisemblablement
un mode de formation analogue à celui des
globules de plomb du basalte d’Almerode.
Nous avons vu des roches basaltiques poreuses, placées
sous des couches calcaires, contenir une grande quantité de
noyaux calcaires; et vraisemblablement leur substance provenait,
au moins en partie, de ces couches. La silice des géodes
quartzeuses pourra venir des molécules siliceuses contenues
dans la roche basaltique même ; et l’on sait que,'dans l’ intérieur
de la terre, l’eau dissout et charrie de la silice, comme elle
dissout et charrie du calcaire. Quant à la terre verte et à la
stéatite de certains noyaux, elles peuvent provenir de l’altération
des cristaux contenus dans le basalte. L ’olivine, par sa décomposition,
produit une matière terreuse ; et M. Marcel de Serres
a vu, dans les volcans éteints des environs de Montpellier, des
masses de terre verte qui n’avaient point d’autre origine.