
soit mêlé d’une trop grande quantité de matières
étrangères.
Sa couleur éprouve de grandes variations ;
très-souvent elle est noirâtre ; en général, lorsque
le calcaire est entremêlé de schiste , ce qui
a fréquemment lieu dans les terrains intermédiaires,
ses tein tes dépendent de celles du schiste ;
et selon que celles-ci sont grises, rouges , jaunes,
vertes ou noires, on a des masses ou marbres gris,
rouges , jaunes, verts ou noirs ; ils sont en outre
traversés par un grand nombre de veines blanches
, ou petits filons de spath calcaire , formés
avant que la masse fût entièrement consolidée ,
et de la partie la plus pure de sa substance, ainsi
que nous l’avons dit ailleurs. La plupart des marbres
que l’on emploie en architecture viennent
des terrains intermédiaires : le calcaire primitif
étant d’un plus beau grain et incolore est le marbre
des statuaires ; quant au calcaire secondaire,
soit mélange de matières étrangères , soit défaut
de cristallinité dans le grain , il ne prend pas un
poli convenable , et ne peut ainsi servir comme
marbre.
Nous avons vu ( § 188 ) que, dans les mélanges
de schiste et de calcaire, chacune des deux substances
se formait isolément, et que le calcaire
se présentait comme masses aplaties, ovoïdes ou
lenticulaires, disposées sur des plans à-peu-près
parallèles, séparées et enveloppées par la masse
schisteuse. Les carrières du beau marbre de Cam-
pan, dans les Pyrénées, m’ont présenté de la manière
la plus distincte ce fait, que j’avais eu occasion
de voir dans celles de Wildenfels , en Saxe.
Dans la vallée de Gampan, le marbre est tantôt
vert, tantôt rouge, et le schiste-phyllade ou tal-
queux qui l’accompagne est habituellement de
même couleur; ils ont le même principe colorant.
Au reste , le tout forme une masse assez confusément
feuilletée et stratifiée : elle contient beaucoup
de pyrites; et M. de Charpentier y a trouvé
des fragments d’entroques.
§ 242- Parmi les minéraux que contient le calcaire
intermédiaire, nous distinguerons :
i° Le quartz hyalin. Il s’y trouve très-frequem-
ment en grains, en cristaux et en veines.
20 La lydienne. M. Omalius l’a vue en grande
quantité dans les calcaires bituminifères du nord
de la France ; elle y est le plus souvent en masses
arrondies et disposées comme les silex dans la
craie ; d’autres fois elle forme de petites plaques ou
tables ; enfin, quoique rarement, elle constitue de
vraies couches, dans lesquelles elle est tres-scbis-
teuse; ellen’est alors qu’unphyllade fortementim-
prégné de silice. J ’ai observe dans les filons quart-
zeux de Poullaouen, des fragments de phyllade
qui, s’étant imbibés de silice lors de la formation
des filons, ont pris l’aspect et tous les caractères
deslydiennes ordinaires. Quant aux rognons,
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