
Stra tifica-
tion.
on en a reconnu, au rapport de Genneté, soixante-
une les unes sur les autres : la seule montagne de
Duttweiler, près de Saarbruck, en renferme
trente-deux : dans le petit bassin houiller d'Es-
chweiler, on en a , dit M. Clere , quarante-six
bien connues , sans compter une foule d’autres
plus petites auxquelles leur peu d importance n’a
pas permis d’assigner des noms : à Newcastle , le
puits de Killingworth, de deux cent dix mètres de
profondeur , en traverse vingt-cinq. Les couches
de grès et d’argile schisteuse sont en nombre bien
plus considérable.
Avant de terminer ce paragraphe , faisons remarquer
l’identité de tous les terrains houillers ,
tant dans la nature que dans la disposition des
substances composantes. Dans les nombreuses
exploitations d’Angleterre, de France , d’Allemagne,
desEtats-Unis d Amérique, etc., e’esttoujours
la meme houille avec tous ses memes caractères ,
le meme schiste bitumineux, la meme argile schisteuse
avec le même minerai de fe r , le même
grès avec ses accessoires , les mêmes empreintes
végétales ; et ce n’est que cela. Ce sont encore
les mêmes circonstances dans la forme , l allure
et la disposition réciproque des couches.
§ a65. Les terrains houillers sont on ne peut
pas plus distinctement stratifiés. Non-seulement
leurs diverses couches sont séparées les unes des
autres par les fissures de la stratification, mais
encore chacune d’elles est divisée en strates par
d’autres fissures parallèles aux premières.
La houille est en outre traversée par de nouvelles
fissures à-peu-près perpendiculaires aux
premières et entre elles , et qui divisent ainsi sa
masse en fragments cubiques ou rhomboïdaux.
Nous avons déjà parlé ( § 1 15 ) de cette division,
qui est vraisemblablement l'effet du retrait que
la houille a pris, lorsqu’elle est passée de l’état
de mollesse à celui de solidité.
La stratification des terrains houillers présente
des circonstances et des inflexions bien dignes de
remarque. Une très-grande partie de ces terrains,
ainsi que nous le dirons plus bas, se sont déposés
dans les vallées, au pied et sur les flancs des
montagnes primitives ; ils se sont moulés sur
ces fonds et sur ces flancs , et ont participé à toutes
leurs inégalités ; de là , la forme toute contournée
que présentent certaines couches de
houille ; de là, leur direction parallèle à celle des
bords du bassin qui les renferme , et dont elles
suivent les sinuosités ; de là , leur grande inclinaison
contre le flanc d’une vallée escarpée ; elles
se rapprochent de l’horizontale, et y arrivent au
milieu de la vallée, pour se relever et s’incliner
en sens inverse, en remontant vers l’autre flanc.
M. l’inspecteur - général des mines Duhamel,
dans son Mémoire sur les houilles, couronné par
l’académie des sciences , avait très-bien vu et