
tièrement vide ou rempli de sable. Ce même
filon contient encore de très-belles hématites
brunes (i).
Le cuivre est encore assez commun dans le grès
ancien ; nous avons dit qu’aux monts Ourals il contenait
de riches filons de ce métal ; en Saxe , en
Lorraine on y a aussi quelques petites exploitations
; et il est peu de terrains de grès d’une grande
étendue dans lesquelles on ne trouve des parties
ou des veines colorées par le carbonate de cuivre :
les grès très-rouges du Rouergue m’en ont présenté
une innombrable quantité.
Le plomb se trouve encore souvent dans les
grès anciens. En Angleterre , il est l’objet de plusieurs
exploitations. Il y en a quelques-unes dans
les \osges. Mais la plus importante de celles qui
me sont connues est à Bleiberg, près d’Àix-la-
Chapelle : nous en donnerons une idée , en traitant
des gîtes de minerai, et nous nous bornerons
à dire ici qu’elle a lieu sur une montagne de
.grès siliceux, contenant une immense quantité
de grains de plomb sulfuré.
C’est vraisemblablement encore dans le grès de
première formation , mais peut-être dans sa partie
la plus récente , que sont les mines de mer-
> (i) C’est sur ces hématites que j’ai fait les expériences qui ont
fait connaître la nature des minerais de fer donnant une poussière
jaune par la raclure, minerais dont j ’ai fait l’espèce minéralogique’
f e r hydraté.Annales de chimie, tom. LXXV.
cure du Palatinat et du pays des Deux-Ponts.
§ 278. Terminons nos considérations sur les
grès anciens , par l’examen du rang qu’ils occupent,
dans la série des formations, sous le rapport
de leur âge relatif. Faisons cet examen sur la partie
de ce grès qui a été la plus etudiee , c est-a-dire ,
sur le terrain houiller.
Au centre de la France, dans le Forez^ 1 Auvergne
, le Rouergue , etc., ce terrain îepose sur le
grani té, le gneis et le schiste-micacé : et dans quelques
lieux , comme à Alais , il est recouvert par
un terrain calcaire qu’on rapporte au calcaire alpin.
Dans le Nord et dans la Belgique , il gît sur
un calcaire bitumineux de formation intermediaire
, et paraît se lier avec lui : il est recouvert
par le prolongement des couches crayeuses du
centre de la France. En Saxe, en Thuringe , en
Silésie, nous l’avons vu assis le plus souvent sur
un porphyre auquel il semblait tenir (et ce porphyre,
en quelques points , notamment dans le
Thüringenvald, passe au granité) : tantôt il est recouvert
par toutl’ensemble des anciennes formations
secondaires, tantôt il se montre directement
au jour. En Angleterre, et principalement
dans le Northumberlancl, il est superposé a un
calcaire entremêlé de grès, auquel il est lié par sa
partie inférieure ; et il est recouvert, d’une maniéré
tranchée , par le plus ancien des calcaires secondaires
de ce pays, le magnesicin-limestone. Ainsi,