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qu’elles traversent. — Parmi les autres rivières
aurifères de la France , on cite encore la Cèse, le
Gardon , et l’Ardèche au pied des Cévennes , le
Rhône aux environs de Yalence , le Rhin en Alsace
, etc. ; mais aucune ne donne lieu à des exploitations.
La Hongrie est, je crois , le seul pays
de l’Europe où le lavage de l’or soit l'ohjet d’un
travail suivi ; il y produit des sommes considérables
: presque toutes les plaines de laTYansilvanie
et du Bannat contiennent des particules de ce
métal. — Dans quelques endroits , et au moment
oùles rivières charrient beaucoup d’or, l’on place,
dans des positions convenables, des toisons ou
peaux de mouton, qui arrêtent et retiennent dans
leur laine les paillettes; de sorte qu’au bout d’un
certain tems, on les retire comme couvertes de ce
précieux métal : c’est vraisemblablement un pareil
fait qui aura donné lieu à la fameuse toison
d ’or de la fable.
Le platine , au moins celui qui est dans le commerce
, vient en enLier des terrains de transport
de la province - de Choco dans le Pérou ; il s’y
trouve mêlé avec des fragments de basalte , avec
des zircous , du titane , et beaucoup de ce sable
ferrugineux qui abonde dans les terrains de transport
volcaniques ; il y est aussi avec des molécules
d’or : on l’y trouve sous forme de paillettes ou de
petits grains : la grosseur de ceux-ci augmente
quelquefois au point de former des pépites d’un
volume assez considérable. J ’en ai vu une , entre
les mains de M. de Humboldt, de la grosseur d’un
oeuf de pigeon et qui pesait près de deux onces
( 1089 grains ) ; mais la plus considérable que
l ’on ait, qui a été trouvée en 18 14 , et qui est au
cabinet de Madrid, a, dit-on, plus de quatre
pouces de long, et pèse une livre et neuf onces.
C’est encore de ce même sable qu’on a retiré
les métaux connus sous les noms de palladium ,
rhodium, osmium et iridium.
Le minerai d’étain ( l’étain oxidé) semble par
sa nature devoir être plus particulièrement contenu
dans les terrains de transport des montagnes ;
il existe en grains disséminés dans des granités,
il a une grande pesanteur spécifique ( 6,9), et il
est très-dur. Aussi, dans les seuls endroits de
l ’Europe où il soit connu, la frontière de la Saxe
et de la Bohême, et le pays de Cornouailles, (on
pourrait ajouter les côtes de Bretagne ) , se
trouve-t-il en abondance au milieu des terrains de
transport, et y est-il l’objet d’exploitations considérables.
A Steinbach, près Johangeorgenstadt
en Saxe , il existe en grains dans un granité très-
porté à la décomposition, et dont les débris forment
tout le fond de la vallée : à l’aide d’un ruisseau
qu’on conduitsurles parties qu’un essai préalable
a fait juger assez riches, on opère un premier
lavage ; son produit est ensuite porté aux
laveries , où"il est encore lavé et bocardé , et le