
tées comme formant l’intermédiaire et le passage entre le basalte
et l’argile.
3° Que d’autres enfin sont des tufs argiloïdes et endurcis.
En résultat, je ne crois pas qu’il y ait dans les terrains volcaniques,
ni même dans le règne minéral, une substance suce
speciei, à laquelle il convienne de donner le nom de wacke : on
peut toutefois le conserver au basalte altéré.
Quelques auteurs le donnent à la pierre qui constitue une
partie de collines sur lesquelles Rome avait été bâtie, et en
particulier à celle qui forme le mont Capitolin : elle est d’un
rouge de brique foncé, d’une cassure terreuse, semi-dure; elle
contient des cristaux de feldspath, d’augite et de mica, ainsi
que des fragments de phyllade, d'après M. Rorkowski. Ce minéralogiste
la considère comme un simple porphyre terreux
( thonporphyr, § 19 6 ). M. Breislak remarque que, vue à la
«loupe , elle est cristallisée dans toute sa masse, et il la regarde
comme le reste d’une coulée de lave sortie du cratère, au centre
duquel est le Forum; car cet auteur pense que les sept collines
sont les restes d’un cratère détruit, non-seulement par les injures
du tems, mais encore par les changements qu’y a produits
le peuple le plus nombreux et le plus puissant qui ait existé.
M. de Buch, tout eu regardant les collines de Rome comme
formées de matières volcaniques , a combattu cette opinion.
Couches . § 37g. Les terrains basaltiques que j’ai été à
eti ancres. m*me ^ observ er ne renferment point de couches
étrangères à celles dont nous venons de parler ;
les auteurs n’en citent qu’un très-petit nombre
d’exemples , et encore tous sont - ils loin d’être
bien constatés ; s’il en existe dans d’autres localités,
elles doivent être très-rares.
On a souvent parlé, il est vrai, des alternatives
de couches de basalte et de calcaire. Suivant Dolomieu,
« sur les flancs du plateau granitique de
l'Auvergne , les laves alternent avec les pierres
calcaires coquillières , elles en sont recouvertes.
Dans le Vicentin et le Tyrol, il est des montagnes
qui renferment jusqu’à vingt bancs de laves, intercalés
entre les bancs calcaires. En Sicile , on
voit des couches volcaniques et de calcaire qui se
succèdent plus de vingt fois , et qui constituent
ensemble de grandes montagnes. « M. Berthier a
remarqué , dans le Quercy, des roches basalhques
alternant avec un grès chlorité et recouvertes par
des couches de grès et de calcaire. M. Jameson a
observé , en divers endroits de l’Ecosse, des terrains
composés des memes substances (1)7 a
trouvé, en plusieurs endroits, à Ferroë, en Ecosse,
des couches de combustible fossile entre des bancs
de nature basaltique (2). Mais ces bancs, ces laves,
ces basaltes appartenaient - ils aux terrains dont 1
(1) J ’ai rapporté ces exemples dans mon Mémoire sur les la ,
suites de la Saxe. Le savant M. Neill, qui s’ est donné la peine de
faire une traduction anglaise de cet ouvrage, y ajoute le fait le plus
positif que je connaisse en ce genre. C’est une alternative de ^ c o u ches
de basalte, de grünstein ,lAe calcaire coquillier, de schistes-
siliceux, argileux et bitumineux, de grès, etc. , observée en Ecosse,
par M. Jameson et lui , entre Kircaldy et Kinghom. ’
(2) J ’ai déjà fait mention des couches d’aspect basaltique qu on
trouvait dans les terrains houillers , § 2Ô3 : j’ ajouterai ce que dit
■ Williams dans son histoire du règne minerai : « Les couches
roche basaltine sont très-communes dans plusieurs houillères e
l’Ecosse : il y en a des lits puissants entre les couches de oui e a
Borrowstounness ; une d’elles y sert de toit immédiat à la houille ;